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UNDT/2017/097

UNAT Held or UNDT Pronouncements

Les d¨¦cisions contest¨¦es contest¨¦es en consid¨¦rant les soumissions des demandeurs dans leur ensemble, les d¨¦cisions contest¨¦es doivent ¨ºtre identifi¨¦es comme des d¨¦cisions du Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral, dans la mise en ?uvre de l'¨¦chelle de salaire unifi¨¦e, pour convertir une partie des salaires des demandeurs en une allocation distincte. Les candidats ne contestent pas la r¨¦solution de l¡¯Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale adoptant l¡¯¨¦chelle salariale unifi¨¦e comme mesure de la demande g¨¦n¨¦rale. Que les d¨¦cisions contest¨¦es constituent des d¨¦cisions administratives dans l'interpr¨¦tation de sa juridiction, le tribunal doit tenir compte du devoir de l'organisation de fournir un acc¨¨s ¨¤ la justice aux membres du personnel. Bien qu'il ne soit pas en dehors de la port¨¦e de sa juridiction de cr¨¦er des voies de recours o¨´ ils ne sont pas pr¨¦vus dans la loi, il prend en consid¨¦ration le devoir de l'organisation de fournir un acc¨¨s ¨¤ la justice aux membres de ses membres du personnel dans l'interpr¨¦tation de la juridiction qui lui est consacr¨¦e en vertu de sa loi. Par l'art. 2 de sa loi, le tribunal n'est clairement comp¨¦tent que pour entendre des demandes contre les ?d¨¦cisions administratives?. La mise en ?uvre par le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral d'une d¨¦cision de demande g¨¦n¨¦rale prise par l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale constitue une d¨¦cision administrative au sens de l'art. 2 du statut du tribunal s'il a ?un impact direct sur les conditions de nomination ou le contrat d'emploi du membre du personnel?. Dans les cas actuels, les requ¨¦rants ont dirig¨¦ leurs d¨¦fis contre la mise en ?uvre de l'¨¦chelle salariale unifi¨¦e dans leur situation individuelle. Le tribunal pr¨¦liminaire a constat¨¦ que le changement dans le mode de r¨¦mun¨¦ration des demandeurs, qui implique une r¨¦duction de leurs salaires de base bruts et nets, a un impact n¨¦gatif sur leurs termes et conditions d'emploi. Par cons¨¦quent, le tribunal a constat¨¦ que les d¨¦cisions contest¨¦es constituaient des d¨¦cisions administratives au sens de l'art. 2 de son statut. Que le tribunal ait le pouvoir d'examiner les d¨¦cisions contest¨¦es, il ne fait aucun doute que le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral ¨¦tait li¨¦ par les r¨¦solutions 70/244 et 71/263, o¨´ l'assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale a adopt¨¦ l'¨¦chelle de salaire unifi¨¦e et les modifications cons¨¦quentes au r¨¨glement du personnel et les r¨¨gles. Cependant, le secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral ¨¦tait ¨¦galement li¨¦ par les obligations contractuelles d¨¦coulant des contrats qu'il a sign¨¦s avec les membres du personnel au nom de l'organisation. Le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral est ¨¦galement li¨¦ par des r¨¦solutions pr¨¦c¨¦dentes adopt¨¦es par l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale qui sont toujours en vigueur et peuvent entrer en conflit avec les existants ant¨¦rieurs, car il est all¨¦gu¨¦ que ce soit le cas dans les cas actuels. Le conflit pr¨¦sum¨¦ entre ces normes ou obligations ne peut ¨ºtre ignor¨¦ par le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral ni par ce tribunal, notamment ¨¤ la lumi¨¨re du droit des requ¨¦rants ¨¤ acc¨¦der ¨¤ la justice. Les mesures prises dans la mise en ?uvre des d¨¦cisions de l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale peuvent ¨ºtre l¨¦gales dans la mesure o¨´ elles se conforment ¨¤ une mesure r¨¦glementaire. Cependant, cela ne signifie pas qu¡¯ils ne vivent pas les conditions d¡¯emploi des membres du personnel. Ce que l'intim¨¦ demande en fait au tribunal de faire, c'est de prendre en compte uniquement les r¨¦solutions de l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale qui ont promulgu¨¦ l'¨¦chelle de salaire unifi¨¦e et de ne pas tenir compte de toute autre r¨¨gle qui peut ¨ºtre pertinente pour les cas. Cela ne peut pas ¨ºtre fait. Le syst¨¨me permet au Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral de jouer un r?le important pour garantir que les modifications propos¨¦es aux conditions de service des membres du personnel sont conformes aux obligations existantes de l'organisation. Le tribunal ne peut certainement pas revoir le r?le jou¨¦ par le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral dans le processus qui a conduit ¨¤ l'adoption de l'¨¦chelle salariale unifi¨¦e, mais il serait tout aussi injuste pour les membres du personnel si le Tribunal concluait que des violations pr¨¦sum¨¦es de leur contrat ou de leur contrat ou Les droits acquis sont exempt¨¦s de tout examen judiciaire parce que le secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral est tenu de s'appliquer aux d¨¦cisions de l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale. Compte tenu de ce qui pr¨¦c¨¨de, la pr¨¦somption de l¨¦galit¨¦ ¨¦nonc¨¦e dans Ovcharenko et al. Peut ¨ºtre r¨¦fut¨¦ lorsqu'un demandeur all¨¨gue que la mise en ?uvre d'une mesure r¨¦glementaire adopt¨¦e par l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale entre en conflit avec d'autres normes ou obligations contractuelles ¨¦galement applicables. Par cons¨¦quent, le tribunal exerce pleinement sa juridiction pour examiner les d¨¦cisions contest¨¦es et les questions soulev¨¦es dans la mesure o¨´ elles cherchent efficacement ¨¤ contester ces d¨¦cisions. En effectuant ce type d'examen dans les cas actuels, le tribunal ne s'engage pas dans une revue de la l¨¦galit¨¦ des r¨¦solutions de l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale. Il s'agit uniquement d'examiner les d¨¦cisions administratives prises par l'administration pour mettre en ?uvre ces r¨¦solutions dans les cas individuels des demandeurs compte tenu de la matrice contractuelle et du contexte juridique plus large. Mait le n?ud de l'affaire est de savoir si la conversion unilat¨¦rale d'une partie des salaires des demandeurs en une allocation, ce qui ne provoque aucun impact financier imm¨¦diat, constitue une violation de leurs droits acquis. Lors de la publication de lettres de nomination aux demandeurs, l'organisation a entrepris une relation contractuelle avec eux. Conform¨¦ment ¨¤ l'art. 101 du R¨¨glement 12.1 de la Charte et du personnel des Nations Unies, les contrats entre l'organisation et les candidats sont compos¨¦s des termes explicitement ¨¦nonc¨¦s dans les lettres de nomination et sont ¨¦galement r¨¦gis par les lois internes de l'organisation, que ce dernier a le pouvoir de modifier unilat¨¦ralement, sous r¨¦serve des droits acquis des demandeurs. En acceptant leur lettre de nomination, les membres du personnel conviennent que leurs conditions de service peuvent ¨ºtre soumises ¨¤ des changements unilat¨¦raux de l'organisation mais uniquement dans la mesure o¨´ ils ne touchent pas ¨¤ leurs droits acquis. Par sa nature et son contenu, le r¨¨glement du personnel 12.1 et les droits acquis garantis en ce qui concerne les r¨¦glementations et les r¨¨gles et les r¨¨gles du personnel r¨¦gissant les conditions d¡¯emploi des membres du personnel. En effet, la reconnaissance des droits acquises des membres du personnel n¡¯aurait aucune valeur et le r¨¨glement 12.1 serait priv¨¦ de son sens si l¡¯organisation ¨¦tait autoris¨¦e ¨¤ leur porter atteinte par la simple adoption des r¨¦glementations conflictuelles du personnel. Toute d¨¦rogation au r¨¨glement 12.1 du personnel devrait ¨ºtre faite explicitement et peut exposer la responsabilit¨¦ de l'organisation pour rupture des contrats. Aucune d¨¦rogation du r¨¨glement 12.1 du personnel n'a ¨¦t¨¦ faite, ou peut ¨ºtre implicite, dans l'adoption de l'¨¦chelle salariale unifi¨¦e et, par cons¨¦quent, ladite disposition s'applique pleinement et a priorit¨¦. La notion de droits acquis est utilis¨¦ au sens large pour examiner les violations pr¨¦sum¨¦es des membres du personnel de leurs contrats d'emploi par des modifications aux r¨¨gles de demande g¨¦n¨¦rale ¨¦tant donn¨¦ les limites pos¨¦es par le r¨¨glement du personnel 12.1 concernant les droits acquis, qui sont ¨¦galement ¨¤ trouver Dans les documents constitutifs de plusieurs autres organisations internationales. Initialement, l¡¯ancien Tribunal administratif des Nations Unies et l¡¯ILoat ont constat¨¦ que seules les conditions ¨¦nonc¨¦es dans les lettres de nomination des membres du personnel ¨¦taient prot¨¦g¨¦es contre les changements unilat¨¦raux. Ensuite, la protection a ¨¦t¨¦ prolong¨¦e pour emp¨ºcher les modifications r¨¦troactives des ¨¦l¨¦ments l¨¦gaux, ¨¤ savoir ceux qui priveraient les membres du personnel de droits accumul¨¦s pour les services d¨¦j¨¤ rendus. Le salaire est un terme fondamental et essentiel de l'emploi des candidats. Il est explicitement ¨¦nonc¨¦ dans leurs lettres de nomination et il ne fait aucun doute que cela va ¨¤ la racine du contrat d¡¯emploi des demandeurs. En effet, le droit au paiement du salaire a longtemps ¨¦t¨¦ consid¨¦r¨¦ comme un droit acquis et il s'¨¦tend n¨¦cessairement ¨¤ son quantum. L'¨¦quilibre entre les droits et les obligations des parties serait rompu si l'organisation ¨¦tait autoris¨¦e ¨¤ modifier unilat¨¦ralement le niveau de salaire. L¡¯organisation s¡¯est en effet engag¨¦e ¨¤ ne pas r¨¦duire les salaires des demandeurs dans la sp¨¦cification du montant initial de leurs lettres de nomination et indiquant explicitement que ce montant est ?susceptible d¡¯augmenter?, ce qui rend cette dur¨¦e d¡¯emploi inviolable. La protection du salaire doit donc ¨ºtre distingu¨¦e des allocations pour lesquelles le quantum n'est pas sp¨¦cifi¨¦ et qui ne sont pas directement li¨¦s aux services effectu¨¦s. De plus, comme leurs salaires ont augment¨¦ au fil du temps conform¨¦ment ¨¤ leur lettre de nomination, les demandeurs ont pris le droit de payer les salaires nouvellement d¨¦termin¨¦s. Le nouveau quantum remplace les premiers ¨¦nonc¨¦s dans les lettres de nomination et faisant partie de la relation contractuelle entre chaque demandeur et l'organisation au fil du temps. Le quantum des nouveaux salaires des candidats b¨¦n¨¦ficie donc de la m¨ºme protection que leurs premi¨¨res. La mise en ?uvre de l'¨¦chelle de salaire unifi¨¦e aux candidats a entra?n¨¦ une r¨¦duction de leurs salaires bruts. ?tant donn¨¦ que le paiement suppl¨¦mentaire effectu¨¦ aux candidats en raison de leurs personnes ¨¤ charge a ¨¦t¨¦ initialement int¨¦gr¨¦ ¨¤ leurs salaires, ce qui est un terme d'emploi fondamental et essentiel, il n'a pas pu ¨ºtre r¨¦duit unilat¨¦ralement par l'organisation ou interrompu d'ailleurs, quelle que soit la raison de la raison de le changement ou son impact. En supprimant une composante du salaire des demandeurs, l'organisation a unilat¨¦ralement modifi¨¦ la composition et la m¨¦thodologie du calcul des salaires de base bruts et nets des candidats, sans leur consentement ou leur accord de toute mani¨¨re obtenus. L'introduction d'une allocation de conjoint est insuffisante pour prot¨¦ger les droits acquis du demandeur. Cette allocation n'a pas ¨¦t¨¦ incluse dans les lettres de nomination des demandeurs ou a ¨¦t¨¦ explicitement reconnue comme une dur¨¦e d'emploi immuable. Il est inclus dans une disposition statutaire et, en tant qu'allocation, il peut difficilement ¨ºtre consid¨¦r¨¦ comme une dur¨¦e fondamentale de l'emploi. Il peut donc ¨ºtre susceptible de changer ¨¤ la discr¨¦tion de l'organisation, sous r¨¦serve des limites d¨¦crites ci-dessus. En outre, l'allocation de conjoint ne fait pas partie du salaire des demandeurs, il ne sera donc pas non plus pris en compte dans la d¨¦termination d'autres allocations en cas de s¨¦paration. En cons¨¦quence, en convertissant en une allocation, la partie du salaire des demandeurs qui avait d¨¦j¨¤ ¨¦t¨¦ pay¨¦e au motif qu'ils ont un conjoint ¨¤ charge, le secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral a viol¨¦ leur droit de recevoir les salaires bruts et nets ¨¦nonc¨¦s dans leurs lettres de nomination avec augmente par la suite, ce qui est une dur¨¦e fondamentale et essentielle de leur contrat d'emploi et, en tant que tel, constitue un droit acquis. Le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral avait l'obligation d'agir l¨¦galement dans la mise en ?uvre de l'¨¦chelle de salaire unifi¨¦e pour les candidats et de respecter leurs droits acquis, qui ont priorit¨¦ sur les nouvelles conditions d'emploi ¨¦nonc¨¦es dans les modifications des r¨¨glements et r¨¨gles du personnel. Aux fins de la pr¨¦sente proc¨¦dure, la mise en ?uvre par le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral de l'¨¦chelle salariale unifi¨¦e pour les candidats, qui a d¨¦clench¨¦ leur paiement de salaires de base bruts et nets r¨¦duits ¨¤ partir du 1er janvier 2017, est ill¨¦gal dans la mesure R¨¨glement 12.1. Observation sur le manque d'ind¨¦pendance de la CISC Le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral a en fait ¨¦t¨¦ indirectement consult¨¦ par le CISC sur les questions possibles de violation des droits acquis r¨¦sultant de l'adoption de l'¨¦chelle salariale unifi¨¦e, car l'ICSC a demand¨¦ des conseils juridiques ¨¤ Ola, qui est sous le gouverneur du secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral. Cependant, cette consultation a ¨¦t¨¦ effectu¨¦e d'une mani¨¨re la plus inappropri¨¦e qui a compromis l'ind¨¦pendance de l'ICSC. Une distinction claire ¨¦tait cens¨¦e ¨ºtre maintenue entre le Secr¨¦tariat des Nations Unies et l'organe consultatif pendant la phase de consultation pour la r¨¦vision du programme de r¨¦mun¨¦ration. L'ind¨¦pendance et l'impartialit¨¦ de l'ICSC dans la prise en compte des implications de l'¨¦chelle salariale unifi¨¦e sur les droits acquis de membres du personnel auraient ¨¦t¨¦ compromis, tant par les actions de l'ICSC et de l'intim¨¦. L'ICSC n'a pas donn¨¦ aux repr¨¦sentants du personnel la possibilit¨¦ de fournir des d¨¦clarations ¨¦crites sur la question, n'entendant ainsi que la voix de l'organisation. Il n'y a aucune indication dans le rapport du CISC 2015 que la Commission a fait sa propre ¨¦valuation de la question des droits acquis pour faire ses recommandations ¨¤ l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale, comme il a ¨¦t¨¦ demand¨¦ de le faire. Au contraire, le rapport ne peut ¨ºtre lu que tel que les conseils fournis par OLA devaient ¨ºtre consid¨¦r¨¦s comme l'¨¦tat de la loi et il n'y a aucune analyse de la CSI sur la fa?on dont les principes juridiques ¨¦nonc¨¦s par OLA appliqu¨¦s dans les circonstances. La ligne de conduite appropri¨¦e a ¨¦t¨¦ pour l'ICSC de demander les opinions respectives de toutes les parties impliqu¨¦es, dans le cadre de son processus de consultation, et / ou de demander un avis juridique ¨¤ un expert ind¨¦pendant sur les questions possibles des droits acquis. L'ICSC a demand¨¦ et re?u des conseils juridiques d'une partie de l'organisation qu'il ¨¦tait cens¨¦ conseiller de mani¨¨re ind¨¦pendante. Il a abrog¨¦ la nature de la mission qu'elle ¨¦tait cens¨¦e effectuer et compromis l'ind¨¦pendance et l'impartialit¨¦ attendues de lui. Les rem¨¨des ayant constat¨¦ que les d¨¦cisions du Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral de convertir une partie du salaire des demandeurs en une allocation de conjoint distincte ¨¦taient ill¨¦gales, le tribunal les annule. ? des fins pratiques, l'administration peut continuer ¨¤ payer les candidats conform¨¦ment au r¨¦gime de r¨¦mun¨¦ration actuel, mais l'allocation de conjoint qu'ils re?oivent seront l¨¦galement consid¨¦r¨¦es comme faisant partie de leur salaire. Il doit donc continuer ¨¤ ¨ºtre prot¨¦g¨¦ en tant que droit acquis et doit ¨ºtre pris en consid¨¦ration pour tout droit calcul¨¦ sur la base du salaire de base net. En annulant les d¨¦cisions contest¨¦es, les demandeurs sont enti¨¨rement indemnis¨¦s pour leurs pr¨¦jug¨¦s. Les requ¨¦rants n'ont subi aucune perte financi¨¨re avant la d¨¦livrance du jugement actuel car ils ont re?u l'allocation de conjoint, qui ¨¦tait et reste ¨¤ partir d'aujourd'hui ¨¦quivalent ¨¤ la r¨¦duction de leur salaire. Leur situation pour l'avenir est enti¨¨rement corrig¨¦e par la r¨¦siliation. Les requ¨¦rants n'ont donc droit ¨¤ aucune compensation pour pr¨¦judice en vertu de l'art. 10 (5) (b) du statut du tribunal.

Decision Contested or Judgment/Order Appealed

Les candidats ont contest¨¦ les d¨¦cisions du Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral, lors de la mise en ?uvre de l'¨¦chelle salariale unifi¨¦e, pour payer aux candidats un salaire r¨¦duit de la partie qui avait ¨¦t¨¦ pr¨¦c¨¦demment pay¨¦ au motif qu'ils ont un enfant ¨¤ charge donnant ¨¤ leur payer le taux de d¨¦pendance.

Legal Principle(s)

Il rel¨¨ve du r?le du tribunal ?¨¤ individualiser et ¨¤ d¨¦finir la d¨¦cision administrative contest¨¦e par une partie et ¨¤ identifier ce qui est en fait contest¨¦ et donc, sous r¨¦serve d'un examen judiciaire, qui pourrait conduire ¨¤ l'octroi ou ¨¤ ne pas accorder, le jugement demand¨¦? (Massabni 2012-UNAT-238). Le droit d'acc¨¦der ¨¤ la justice et son droit filiale d'acc¨¨s ¨¤ un tribunal sont des droits fondamentaux reconnus par les instruments de droits de l'homme adopt¨¦s par l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale. L¡¯immunit¨¦ de l¡¯organisation contre la juridiction peut nuire au droit des membres du personnel d¡¯acc¨¦der au tribunal si l¡¯organisation ne leur fournit pas un m¨¦canisme d¡¯alternative d¡¯alternative raisonnable. Dans Ovcharenko et al. Le tribunal d'appel a jug¨¦ que les d¨¦cisions prises par le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral sur la base des d¨¦cisions r¨¦glementaires de l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale ?doivent ¨ºtre consid¨¦r¨¦es comme l¨¦gales? car le Secr¨¦taire g¨¦n¨¦ral est tenu de se conformer aux r¨¦solutions de l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale. Une interpr¨¦tation convergente et uniforme des r¨¨gles ou des principes juridiques s'appliquant dans tout le syst¨¨me commun lorsque les situations factuelles soul¨¨vent des probl¨¨mes juridiques similaires sont souhaitables et appropri¨¦es. L¡¯obligation d¡¯une organisation internationale de respecter les droits acquis de ses membres du personnel est un principe g¨¦n¨¦ral du droit international de la fonction publique. Pour interpr¨¦ter les termes de la nomination d'un membre du personnel, on peut s'appuyer sur les principes g¨¦n¨¦raux du droit dans la mesure o¨´ ils s'appliquent ¨¤ la fonction publique internationale. Un droit acquis est consid¨¦r¨¦ comme ?un membre du personnel peut s'attendre ¨¤ survivre ¨¤ toute modification des r¨¨gles du personnel?. Pour d¨¦terminer si une modification d'un terme ou d'une condition de service viole un droit acquis, le tribunal doit d¨¦terminer si la modification des r¨¨gles modifie une dur¨¦e d'emploi ?fondamentale et essentielle dans l'¨¦quilibre des droits et des devoirs du membre du personnel? . La r¨¦mun¨¦ration convenue d'un employ¨¦ constitue un ¨¦l¨¦ment essentiel du contrat d'emploi qui ne peut ¨ºtre modifi¨¦ unilat¨¦ralement par l'employeur.

Outcome

Jugement rendu en faveur du requ¨¦rant en int¨¦gralit¨¦ ou en partie

Outcome Extra Text

Jugement annul¨¦ par Unat par le jugement Lloret Alca?iz et al. 2018-UNAT-840.

Le Bureau de l'Administration de la Justice (BAJ) a pr¨¦par¨¦ ce r¨¦sum¨¦ de la jurisprudence a titre informatif seulement. Il ne s'agit pas d'un document officiel et il ne faut pas s'y fier comme une interpr¨¦tation faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions des Tribunaux. Pour les textes faisant autorit¨¦ des d¨¦cisions, veuillez-vous r¨¦f¨¦rer au jugement ou ¨¤ l'ordonnance rendue par le Tribunal respectif. Les Tribunaux sont les seuls organes comp¨¦tents pour interpr¨¦ter leurs jugements respectifs, conform¨¦ment ¨¤ l'article 12(3) du Statut du Tribunal du Contentieux Administratif des Nations Unies (TCANU) et ¨¤ l'article 11(3) du Statut du Tribunal d'Appel des Nations Unies (TANU). Toute inexactitude dans cette publication rel¨¨ve seulement la responsabilit¨¦ du BAJ, qui doit ¨ºtre contact¨¦ directement pour toute demande de correction. Pour faire part de vos commentaires, n¡¯h¨¦sitez pas ¨¤ communiquer avec BAJ ¨¤ oaj@un.org

Les r¨¦sum¨¦s des jugements ¨¦taient g¨¦n¨¦ralement pr¨¦par¨¦s en anglais. Ils ont ¨¦t¨¦ traduits en Fran?ais et sont en cours d'examen pour en v¨¦rifier l'exactitude.

Applicants/Appellants
Lloret Alcaniz, Zhao, Xie, Kutner, And Krings
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Tribunal
Lieu du Greffe
Date of Judgement
Language of Judgment
Type de D¨¦cision