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Ressources naturelles et environnement

Depuis des siècles, les forêts entourant le majestueux mont Kangchenjunga, au Népal, abritent une biodiversité remarquable, comprenant des espèces rares telles que la panthère des neiges et le panda roux. Les communautés locales, s’appuyant sur des savoirs autochtones transmis de génération en génération, ont contribué à préserver cet équilibre fragile. Aujourd’hui, toutefois, un ensemble de défis — parmi lesquels le changement climatique, le braconnage intensif et des infrastructures non maîtrisées — commence à perturber l’harmonie entre l’être humain et la nature. Un projet de l’UNESCO fournit aux communautés locales les outils dont elles ont besoin pour protéger cette biodiversité exceptionnelle.

Chaleur oppressante. Extinctions d’espèces. Cieux étouffés par la pollution. C’est l’avenir qui attend le monde si l’humanité ne prend pas des mesures radicales pour mettre fin à une série de crises environnementales en pleine expansion, selon un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). La septième édition du rapport sur l’avenir de l’environnement mondial (GEO-7) offre une vision saisissante des décennies à venir. Mais ses auteurs affirment que les pires prévisions peuvent encore être évitées si les pays agissent rapidement et de manière significative pour lutter contre les changements climatiques, la perte de nature, de terres et de biodiversité, ainsi que la pollution et les déchets.

Alors que le monde s’efforce de ralentir les changements climatiques et de créer un avenir plus durable, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a désigné cinq précurseurs dans le domaine du climat comme lauréats du prix Champions de la Terre 2025. Ces cinq leaders exceptionnels, qui œuvrent dans des domaines allant de la justice climatique au refroidissement durable et à la protection des forêts, démontrent que des actions audacieuses peuvent entraîner de réels changements pour les populations et la planète.

L'évaluation la plus complète jamais réalisée de l'environnement mondial a révélé qu'investir dans un climat stable, une nature et des terres saines, ainsi qu'une planète sans pollution, peut générer des milliers de milliards de dollars de PIB supplémentaires, éviter des millions de décès et sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté et de la faim. Le rapport sur l’avenir de l’environnement mondial présente un choix simple à l’humanité : continuer sur la voie d’un avenir dévasté par les changements climatiques, le déclin de la nature, la dégradation des terres et la pollution de l’air, ou changer de direction pour garantir une planète saine, des populations en bonne santé et des économies prospères. En réalité, il n’y a pas vraiment de choix.

La forêt de Canindeyú, au Paraguay, fait vivre la communauté Avá Guaraní en lui fournissant des médicaments, de la nourriture et un abri. Teodora Vera, leur chef élue, encourage l'agroforesterie et le reboisement pour lutter contre la déforestation et le changement climatique, qui menacent la sécurité alimentaire et l'approvisionnement en eau. Grâce au projet PROEZA, cofinancé par le Paraguay et le Fonds vert pour le climat, les familles reçoivent un soutien financier et technique pour adopter des pratiques durables. À ce jour, près de 1 500 ménages en bénéficient, ce qui leur assure résilience et moyens de subsistance.

En août 2015, la tempête tropicale Erika a dévasté Petite Savanne, faisant plus de 30 victimes et détruisant des maisons et des moyens de subsistance. La zone a été déclarée dangereuse, obligeant des familles à déménager à Bellevue Chopin, une communauté de réinstallation mise en place par le gouvernement. Bien que plus sûre, elle ne procure pas le sentiment de familiarité et d'appartenance de Petite Savanne et les personnes âgées déplorent la perte des liens sociaux. Les effets du changement climatique s'intensifient, rendant ces déplacements de plus en plus fréquents. Les habitants de Petite Savanne s'efforcent de reconstruire, en soulignant la nécessité d'une collaboration et de solutions durables pour protéger les vies et la dignité.

Les principales plateformes de livraison de produits alimentaires et d'épicerie ont lancé une alliance sectorielle visant à passer à des véhicules à deux et trois roues à zéro émission à l'échelle mondiale. 

L’UNESCO a désigné 26 nouvelles réserves de biosphère dans 21 pays, un record jamais atteint depuis 20 ans.

Dayana Blanco, originaire de Bolivie, et Maggie Bukowa, originaire de Zambie, représentent deux voix influentes du changement au sein d'un réseau mondial dédié au talent, à la conviction et à la passion, qui sert de fondement à l'Initiative Équateur. Cette initiative reconnaît la sagesse et les connaissances inestimables des peuples autochtones et des communautés locales du monde entier. Soutenue par les gouvernements norvégien et allemand, l'Initiative s'aligne sur les projets phares du PNUD qui visent à améliorer les moyens de subsistance tout en préservant la nature et les droits humains. Le premier Prix Équateur a été créé en 2002, lors du Sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg (Rio+10), dans le prolongement des engagements pris lors du Sommet de la Terre de 1992.

Les forêts humides de l'Atsinanana à Madagascar étaient menacées par une forte pression sur leur biodiversité. Elles ne figurent plus sur la Liste du patrimoine mondial en péril, illustrant le pouvoir de la coopération internationale et de l'engagement local.

Les mangroves constituent un écosystème exceptionnel, entre terre et mer. Elles sont utiles à toute l'humanité, car elles participent à la lutte contre le changement climatique, contribuent aux moyens de subsistance, favorisent la biodiversité et apportent aussi d'autres bienfaits. Dans une étude d'un genre nouveau, la FAO a mis au jour, en collaboration avec des experts des quatre coins du globe, de riches informations sur l'ampleur des mangroves dans le monde. On y trouve également un aperçu des facteurs qui favorisent le développement de ces forêts et de ceux qui entraînent leur recul.

Aux quatre coins des Caraïbes, des gouvernements nationaux, des organisations régionales, des communautés locales et ’Uʳ joignent leurs efforts pour restaurer la santé des écosystèmes marins et bâtir un avenir durable.

À l’occasion de la Fête de la musique, célébrée le 21 juin, l’association Zone Verte et ONU-Habitat ont organisé pour la première fois le Green Drums Day, une compétition musicale inédite consacrée à

Dans cet épisode, ONU Info Genève reçoit le photographe et réalisateur Yann Arthus-Bertrand, à l’occasion de la projection de son nouveau film Nature dans le cadre de Ciné ONU.

« J’ai grandi avec un profond respect pour la nature. J’ai appris dès le plus jeune âge à respecter les ressources naturelles et la biodiversité », a déclaré Marcos Uzquiano Howard, garde forestier bolivien et défenseur de la forêt amazonienne. Élevé dans la forêt du nord de la Bolivie et bercé par le savoir de ses ancêtres, il a fait de cet héritage un mode de vie : protéger la terre, la biodiversité et les personnes qui l’habitent. Malheureusement, son engagement lui a valu d’être victime de harcèlement institutionnel, de licenciement arbitraire et de menaces. Dans le cadre de son travail en Bolivie, le Bureau du HCDH pour l’Amérique du Sud surveille en permanence la situation des défenseurs des droits humains, en particulier ceux qui travaillent sur les questions environnementales et dans les territoires autochtones.