L'engagement ind¨¦fectible des Nations Unies en faveur de la sant¨¦

Depuis la cr¨¦ation de l'OMS en 1948, le monde a connu d'innombrables probl¨¨mes de sant¨¦ publique mena?ant notre sant¨¦ et notre bien-¨ºtre. Cependant, de nombreux obstacles ont ¨¦t¨¦ surmont¨¦s et des progr¨¨s remarquables ont ¨¦t¨¦ r¨¦alis¨¦s dans les domaines de la science m¨¦dicale, des soins de sant¨¦ et de la sant¨¦ g¨¦n¨¦rale de la population.

Depuis le d¨¦but du si¨¨cle, la sant¨¦ de la population mondiale s'est consid¨¦rablement am¨¦lior¨¦e. Les taux de mortalit¨¦ infantile ont diminu¨¦ de moiti¨¦, les taux de mortalit¨¦ maternelle ont diminu¨¦ d'un tiers et l'incidence de nombreuses maladies infectieuses telles que le VIH, la tuberculose et le paludisme a chut¨¦.

En outre, les risques associ¨¦s aux d¨¦c¨¨s pr¨¦matur¨¦s dus aux maladies non transmissibles (MNT) et aux blessures ont diminu¨¦. Gr?ce ¨¤ ces r¨¦sultats, l'esp¨¦rance de vie mondiale ¨¤ la naissance est pass¨¦e de 67 ans en 2000 ¨¤ . Ces r¨¦sultats positifs sont attribu¨¦s ¨¤ plusieurs facteurs tels que l'am¨¦lioration de l'acc¨¨s aux services de sant¨¦ essentiels et la r¨¦duction de l'exposition aux risques sanitaires tels que le tabagisme, la consommation d'alcool et la d¨¦nutrition infantile.

Le gardien mondial de la sant¨¦ publique

D¨¨s sa cr¨¦ation, l¡¯Organisation des Nations Unies a ¨¦t¨¦ activement impliqu¨¦e dans la protection et la promotion d¡¯une bonne sant¨¦ ¨¤ travers le monde. Au sein du syst¨¨me des Nations Unies, c¡¯est l¡¯ qui m¨¨ne les efforts en ce sens. La Constitution de l¡¯OMS est entr¨¦e en vigueur le 7 avril 1948 ¨C date ¨¤ laquelle nous c¨¦l¨¦brons chaque ann¨¦e la .

Les premi¨¨res priorit¨¦s de l¡¯OMS ont ¨¦t¨¦ le paludisme, la sant¨¦ des et des , la , les , la et la . Beaucoup de ces enjeux restent ¨¤ l¡¯ordre du jour de l¡¯OMS aujourd¡¯hui, en plus de maladies relativement nouvelles, telles que le VIH/Sida, le diab¨¨te, les cancers et d¡¯autres maladies ¨¦mergentes telles que le Syndrome respiratoire aigu s¨¦v¨¨re (SRAS), Ebola, le virus Zika et la .

En 1948, l¡¯OMS a commenc¨¦ ¨¤ ¨¦tablir la Classification internationale des maladies, devenue la norme internationale permettant de rendre compte des donn¨¦es de mortalit¨¦ et de morbidit¨¦. Depuis sa cr¨¦ation l¡¯OMS a contribu¨¦ ¨¤ de nombreuses dans le domaine de la sant¨¦ publique, parmi lesquelles :

  • Les antibiotiques (1950) : D¨¦but de la p¨¦riode de d¨¦couverte des antibiotiques tels qu¡¯ils sont utilis¨¦s aujourd¡¯hui. Dans le m¨ºme temps, l¡¯OMS commence ¨¤ conseiller les ?tats sur leur utilisation responsable.
  • La polio (1988) : Mise en place de l¡¯Initiative mondiale pour l'¨¦radication de la poliomy¨¦lite 1988, alors que la polio paralyse plus de 350 000 personnes chaque ann¨¦e. Depuis, les cas de polio ont d¨¦clin¨¦ de plus de 99 % gr?ce ¨¤ la vaccination mondiale contre cette maladie.
  • La variole (1979) : La variole est ¨¦radiqu¨¦e ¨¤ la suite d'une campagne ambitieuse de vaccination durant douze ann¨¦es, men¨¦e par l¡¯OMS ¨¤ l'¨¦chelle mondiale.
  • La tuberculose (1995) : La Strat¨¦gie mondiale visant ¨¤ r¨¦duire les nombre de d¨¦c¨¨s caus¨¦s par la tuberculose (TB) est lanc¨¦e. Fin 2013, plus de 37 millions de vies ont ¨¦t¨¦ sauv¨¦es dans le cadre de cette strat¨¦gie gr?ce ¨¤ un diagnostic et un traitement ad hoc.
  • Le sida, la tuberculose et le paludisme (2001) : Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, un nouveau m¨¦canisme de partenariat et de financement qui ¨¦tait ¨¤ l'origine g¨¦r¨¦ par l¡¯OMS, est mis en place en collaboration avec d¡¯autres agences onusiennes et des grands donateurs.
  • La mortalit¨¦ infantile (2006) : Le nombre d¡¯enfants qui d¨¦c¨¨dent avant leur cinqui¨¨me anniversaire est pass¨¦ sous la barre des 10 millions pour la premi¨¨re fois de l¡¯histoire r¨¦cente.
  • Les maladies cardio-vasculaires, le diab¨¨te, le cancer (2012) : Pour la premi¨¨re fois, les ?tats Membres de l¡¯OMS ont d¨¦finis des objectifs globaux dans la pr¨¦vention et le contr?le des maladies cardio-vasculaires, du diab¨¨te, du cancer, des maladies pulmonaires chroniques et d'autres maladies non transmissibles.
  • L¡¯¨¦pid¨¦mie d¡¯Ebola (2014) : La plus grande flamb¨¦e de la maladie ¨¤ virus Ebola de l¡¯histoire frappe l¡¯Afrique de l¡¯ouest. Le secr¨¦tariat de l¡¯OMS met en place une r¨¦ponse sans pr¨¦c¨¨dent ¨¤ cette ¨¦pid¨¦mie, d¨¦ployant des milliers d¡¯experts et de l¡¯¨¦quipement m¨¦dical ; mobilisant des ¨¦quipes m¨¦dicales ¨¦trang¨¨res et coordonnant la cr¨¦ation de laboratoires et centres de traitement mobiles. En 2016, l'OMS a annonc¨¦ qu'aucun cas d'Ebola n'avait ¨¦t¨¦ recens¨¦ en Afrique de l'Ouest, mais a averti que la r¨¦surgence de la maladie ¨¦tait probablement ¨¤ craindre et que les pays de la r¨¦gion devaient rester vigilants et pr¨ºts ¨¤ y faire face.
  • D¨¦claration sur la couverture sanitaire universelle (2019) : les dirigeants mondiaux adoptent une d¨¦claration politique issue de la r¨¦union de haut niveau sur la , qui constitue l¡¯ensemble d¡¯engagements en mati¨¨re de sant¨¦ le plus complet jamais adopt¨¦ ¨¤ ce niveau.
  • COVID-19 Riposte (2020) : l¡¯ a d¨¦clar¨¦ que l'¨¦pid¨¦mie de coronavirus constituait une urgence de sant¨¦ publique de port¨¦e internationale. Les Nations Unies ont lanc¨¦ un plan strat¨¦gique de riposte globale ¨¤ l'urgence sanitaire, la pand¨¦mie de COVID-19, qui a provoqu¨¦ une crise humanitaire et ¨¦conomique sans pr¨¦c¨¦dent. En mai 2023, le directeur de l'OMS a d¨¦clar¨¦ que la , soulignant que cela ne signifiait pas que la maladie n'¨¦tait plus une menace mondiale.

Le personnel de l¡¯OMS, compos¨¦ de m¨¦decins, de sp¨¦cialistes de la sant¨¦ publique, de scientifiques et d¡¯¨¦pid¨¦miologistes ainsi que d¡¯autres experts, intervient dans de nombreux pays ¨¤ travers le monde.

L¡¯OMS travaille de concert avec les d¨¦cideurs politiques, les partenaires mondiaux de la sant¨¦, la soci¨¦t¨¦ civile, le monde universitaire et le secteur priv¨¦ pour aider les pays ¨¤ d¨¦velopper et ¨¤ mettre en ?uvre des plans de sant¨¦ nationaux solides.

Les interventions de l¡¯OMS couvrent tous les aspects de la sant¨¦ globale, incluant les interventions en temps de crise et la r¨¦ponse aux urgences humanitaires, l¡¯¨¦tablissement de r¨¨glementations sur la sant¨¦ permettant l¡¯identification et la lutte contre les ¨¦pid¨¦mies et la pr¨¦vention contre les maladies chroniques. L¡¯Organisation ?uvre ¨¦galement afin de parvenir aux .

Statistiques sanitaires mondiales : surveiller la sant¨¦ pour les ODD

Alors que les s¡¯int¨¦ressaient ¨¤ un ensemble restreint de cibles sanitaires sp¨¦cifiques pour certaines maladies ¨¤ l¡¯horizon 2015, les Objectifs de d¨¦veloppement durable (ODD) sont tourn¨¦s vers 2030 et ont une port¨¦e bien plus large. Ils incluent, par exemple, un objectif g¨¦n¨¦ral pour la sant¨¦, qui vise ¨¤ permettre ¨¤ tous de vivre en bonne sant¨¦ et ¨¤ promouvoir le bien-¨ºtre de tous ¨¤ tout ?ge. Ils appellent aussi ¨¤ la mise en oeuvre d'une .

D¡¯apr¨¨s le rapport sur les  , les progr¨¨s vers les objectifs du triple milliard de l¡¯OMS sont mitig¨¦s.

On estime que 1,4 milliard de personnes de plus ¨¦taient en meilleure sant¨¦ fin 2024, et cet objectif a donc ¨¦t¨¦ d¨¦pass¨¦. Les progr¨¨s en mati¨¨re d¡¯am¨¦lioration de la sant¨¦ ont ¨¦t¨¦ favoris¨¦s par le recul du tabagisme ainsi que par l¡¯am¨¦lioration de la qualit¨¦ de l¡¯air et de l¡¯acc¨¨s ¨¤ l¡¯eau et aux moyens d¡¯hygi¨¨ne et d¡¯assainissement. Mais les progr¨¨s en mati¨¨re d¡¯extension de la couverture des services de sant¨¦ essentiels et de protection face aux situations d¡¯urgence sanitaire ne sont toujours pas atteints. En effet, 431 millions de personnes suppl¨¦mentaires seulement ont eu acc¨¨s aux services de sant¨¦ essentiels sans rencontrer de difficult¨¦s financi¨¨res, et pr¨¨s de 637 millions de personnes suppl¨¦mentaires ont ¨¦t¨¦ mieux prot¨¦g¨¦es face aux situations d¡¯urgences sanitaire.

Le nombre de d¨¦c¨¨s de m¨¨res et d¡¯enfants ne baisse pas assez rapidement pour que les objectifs mondiaux soient atteints. La stagnation des progr¨¨s met en p¨¦ril des millions de vies. Ce ralentissement intervient apr¨¨s deux d¨¦cennies de progr¨¨s remarquables : entre 2000 et 2023, la mortalit¨¦ maternelle a chut¨¦ de plus de 40 % et la mortalit¨¦ des enfants de moins de cinq ans a baiss¨¦ de plus de moiti¨¦. Mais les investissements insuffisants dans les soins de sant¨¦ primaires, la p¨¦nurie de personnels de sant¨¦ qualifi¨¦s et le manque de services comme la vaccination et l¡¯accouchement s¨¦curis¨¦ emp¨ºchent d¨¦sormais les pays de progresser.

Si aucune mesure n¡¯est prise d¡¯urgence pour atteindre les objectifs fix¨¦s ¨¤ l¡¯horizon 2030, on risque de ne plus pouvoir ¨¦viter 700 000 d¨¦c¨¨s maternels et 8 millions de d¨¦c¨¨s d¡¯enfants de moins de cinq ans suppl¨¦mentaires au niveau mondial entre 2024 et 2030.

La s¨¦curit¨¦ des patients et patientes commence d¨¨s la naissance

Autres institutions et fonds ?uvrant dans le domaine de la sant¨¦

Le travail du syst¨¨me des Nations Unies dans le domaine de la sant¨¦ globale n¡¯est pas uniquement conduit par l¡¯OMS. Beaucoup d¡¯entit¨¦s de l¡¯ONU y travaillent aussi. De nombreuses questions li¨¦es ¨¤ la sant¨¦ sont examin¨¦es directement par l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale et le Conseil ¨¦conomique et social (ECOSOC), mais ¨¦galement par le . Le se focalise sur la sant¨¦ maternelle, adolescente et reproductrice, de m¨ºme que le , qui apporte ¨¦galement une assistance m¨¦dicale aux m¨¨res et aux enfants.

Qu'est-ce qui nous emp¨ºche de mettre fin au sida ?

°ä¨¦±ô¨¦²ú°ù²¹³Ù¾±´Ç²Ô²õ de l¡¯ONU relatives ¨¤ la sant¨¦

Outre la (7 avril), de nombreuses journ¨¦es internationales annuelles touchant ¨¤ la sant¨¦ ont ¨¦t¨¦ proclam¨¦es par l'Assembl¨¦e g¨¦n¨¦rale, telles que :

Ressources