ࡱ> '` QbjbjLULU 7.?.?g!8888p,p,p,8,D-L>,-----04T(6=======$@hB=600@66=88-->9996 8-8-=96=99869-- ;p,79t=\>0>9)Dh8)D99r)D,:H66966666==P9j666>6666888888 3e & 4e sances plnires PMA/ISTANBUL/DPI/4 matin & aprs-midi 10 mai 2011 DES DLGATIONS SOUHAITENT QUE LE PROGRAMME DACTION DISTANBUL PUISSE METTRE FIN LA MARGINALISATION DES 880 MILLIONS DHABITANTS DES PAYS LES MOINS AVANCS Elles souhaitent que le programme daction soit raliste et assorti dunmcanismede suivi clair, avec des engagements prcis pour toutes les parties Le monde aura fait de vrais progrs lorsque sera invers le processus de marginalisation dont souffrent les 880 millions dhabitants des pays les moins avancs, a dclar ce matin Mme Sheikh Hasina, Premire Ministre du Bangladesh, au cours de la deuxime journe de dbat de la quatrime Confrence des Nations Unies sur les PMA, durant laquelle plusieurs chefs dtat et de gouvernement et une vingtaine de ministres des pays prsents Istanbul ont pris la parole. De nombreuses dlgations ont vivement souhait la conclusion et ladoption dun programme daction dIstanbul qui se traduise par une rforme de larchitecture internationale de soutien aux PMA pour permettre la moiti de ces pays de quitter la catgorie de pays moins avancs dici 2020. Il nous faut un programme daction raliste, avec des engagements prcis pour toutes les parties prenantes, et qui soit assorti dun mcanisme de suivi clairement tabli, a insist le Prsident de la Rpublique de Guine, M.Alpha Cond. Faisant un constat, M. Abdelaziz Belkhacem, Ministre dtat et Reprsentant personnel du Prsident de lAlgrie la Confrence, a estim que les insuffisances du Programme daction de Bruxelles taient surtout le rsultat dun environnement conomique international dfavorable. la chute drastique des flux daide publique au dveloppement (APD), sajoute le problme de la dette extrieure, de la rarfaction des mouvements de capitaux dinvestissements et de la baisse continue des niveaux des prix des matires premires, dont beaucoup de PMA tirent lessentiel de leurs revenus, a-t-il soulign. De son ct, M. Madick Niang, Ministre des affaires trangres du Sngal, a estim que les difficults des PMA taient amplifies par la flambe sans prcdent des prix des denres alimentaires et de cours des produits ptroliers, la dgradation continue de lenvironnement, les transactions spculatives qui se font au dtriment de linvestissement dans lconomie relle et les nombreuses entraves poses au commerce international, notamment par les subventions abusives verses lagriculture dans les pays dvelopps. Sagissant des recommandations, la plupart des dlgations de pays en dveloppement ont rappel aux pays dvelopps lengagement quils avaient eux-mmes pris de consacrer au moins 0,2% de leur PIB lassistance aux PMA. Elles ont aussi mis laccent sur la ncessit de garantir un accs sans droit de douane aux produits des PMA sur les marchs des pays dvelopps. Laccs lnergie, les transferts de technologies des cots abordables, le renforcement des capacits productives, laugmentation de lAPD et celle des flux dinvestissements directs trangers (IDE) devraient tre assurs aux PMA, ont prconis ces dlgations. Elles ont demand un allgement ou une annulation pure et simple de la dette des PMA, et une exploitation optimale du potentiel de la coopration Sud-Sud. Plusieurs dlgations ont aussi soulign le risque associ la gradation dun pays de la liste des PMA. Le Premier Ministre de Vanuatu, M. Serge Vohor, a prvenu que la sortie dun PMA de cette catgorie pose un grand dfi ces conomies fragiles. Il a jug indispensable que toute rflexion sur le retrait de la catgorie des PMA saccompagne dengagements en matire dassistance au dveloppement en gnral, aux rformes structurelles en particulier, afin de permettre au pays concern de parvenir un dveloppement durable. De son ct, le Vice-Premier Ministre de la Guine quatoriale, M. Salomon Nguema Owona, a mis laccent sur limportance de la rsolution 3/2004 du Conseil conomique et social, qui recommande la mise en place dun processus de transition sans heurt pour les pays sortant de la catgorie de PMA, de faon viter linterruption des aides et programmes de dveloppement qui y sont en cours au moment de cette gradation. De nombreux pays en dveloppement ont souhait des aides supplmentaires consacres spcifiquement lattnuation des vulnrabilits aux chocs externes, dont font partie les consquences et les impacts des changements climatiques. Le Deuxime Vice-Prsident du Burundi, M. Gervais Rufyikiri et le Vice-Premier Ministre des les Salomon, M. Manasseh Maelanga ont suggr la cration dun fonds de stabilisation des conomies des PMA pour les aider surmonter les consquences des chocs externes. Ragissant de nombreuses interventions sur les besoins particuliers des PMA, le Ministre charg de la coopration de la France, M.Henri de Raincourt, a rappel que son pays, troisime contributeur laide au dveloppement des PMA avec 2,3milliards deuros, a organis New York, le 9 mars dernier, un colloque sur les vulnrabilits spcifiques de chaque PMA. La quatrime Confrence de lONU sur les PMA poursuivra son dbat plnier demain, mercredi 11mai, partir de 10heures. Au cours de cette troisime journe, la Confrence tiendra, respectivement en matine et dans laprs-midi, deux dbats thmatiques interactifs de haut niveau. QUATRIME CONFRENCE DES NATIONS UNIES SUR LES PAYS LES MOINS AVANCS Suite du dbat gnral Mme SHEIKH HASINA, Premire Ministre du Bangladesh, a jug essentiel de reconstruire larchitecture internationale de soutien aux PMA de faon ce quelle puisse reflter lesprit dun partenariat renouvel et dun large consensus entre les tats Membres afin de permettre un maximum de pays classs comme PMA de quitter cette catgorie de pays. Elle a estim que les pays dvelopps devaient consacrer au moins 0,2% de leur PIB aux PMA sous forme daide publique au dveloppement (APD) comme convenu, et prvoir des ressources supplmentaires pour aider les PMA faire face aux problmes que posent leur vulnrabilit systmique et les effets des catastrophes naturelles qui affectent certains dentre eux. Mme Sheikh Hasina a par ailleurs mis laccent sur les questions de commerce, daccs lnergie, de financement du dveloppement, de dette, de transfert de technologies, de changements climatiques et de libert de mouvement pour les travailleurs que les PMA aimeraient voir rsolus. Sagissant du commerce, la Premire Ministre du Bangladesh a estim indispensable que les produits des PMA puissent accder, sans droit douanier et sans taxe, aux marchs des pays dvelopps et que les lgislations rgissant le fonctionnement de ces marchs soient rendues plus souples en ce qui concerne limposition et lapplication des rgles dorigine. En outre, elle a dit que les PMA devaient avoir accs des sources dnergie diverses, efficientes, propres et abordables, y compris des nergies nouvelles et renouvelables. Elle a demand la mise en place dun mcanisme qui permette aux pays de faire face linstabilit des prix de lnergie. Elle a souhait que lon cesse de concentrer lAPD sur les secteurs sociaux et les industries extractives et que cette aide soit galement consacre au dveloppement des infrastructures, de lagriculture et de lducation. Il faut que laffectation de lAPD trouve un bon quilibre entre les diffrents secteurs en sappuyant sur les priorits des PMA, a-t-elle insist. Elle a dit que lAPD devait tre quitablement distribue entre les PMA, sans considration politique ou stratgique. Sheikh Hasina a par ailleurs jug ncessaire que les fragiles conomies des PMA puissent bnficier dannulations de dette. Certains PMA, qui remboursent la dette et qui ne bnficient pas de lInitiative en faveur des pays pauvres trs endetts (PPTE) comme le Bangladesh, devraient tre soutenus par dautres sources de financement, a-t-elle prconis. Elle a demand aux institutions multilatrales de faciliter aux PMA laccs au transfert de technologies abordables et souhait que les PMA puissent bnficier daides supplmentaires pour faire face aux effets des changements climatiques. Sheikh Hasina a demand linstauration dun nouveau rgime juridique dans le cadre du Protocole la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) pour permettre la rhabilitation sociale, culturelle et conomique des personnes dplaces en raison des changements climatiques. Elle a demand la suppression de tous les obstacles la libert de circulation de la main-duvre. Enfin, elle a estim que les fruits de la coopration Sud-Sud devaient sajouter lappui quapportent aux PMA les donateurs traditionnels et non se substituer la coopration Nord-Sud. En conclusion, elle a insist que le monde aura fait de vrais progrs lorsque sera invers le processus de marginalisation dont souffrent les 880millions de personnes vivant dans les PMA. Elles mritent dtre libres de la pauvret et de vivre des vies dcentes et dignes, a-t-elle dclar. Mme TARJA HALONEN, Prsidente de la Finlande, a souhait que le futur programme daction pour les PMA apporte de rels changements dans les conditions de vie des populations des PMA. La Finlande alloue plus dun tiers de son aide publique au dveloppement aux PMA, et nous nous sommes engags accrotre davantage cette part, a-t-elle indiqu. En outre, a ajout MmeHalonen, cinq des huit partenaires de long terme de la Finlande en matire de dveloppement sont des PMA. Nous les avons ainsi aids raliser certains Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD) travers le Programme daction de Bruxelles, a-t-elle dit. En plus de laide rgionale et thmatique, MmeHalonen a indiqu que son pays soutient les PMA par le biais de laide multilatrale, notamment dans le cadre de lUnion europenne (UE). La Finlande a financirement contribu la participation des reprsentants des PMA et de la socit civile de ces pays la Confrence dIstanbul, a prcis la Prsidente de la Finlande. Depuis ladoption du Programme daction de Bruxelles en 2001, le monde a chang et, bien que nous ayons atteint certains rsultats, nous pouvons faire mieux, a-t-elle ensuite reconnu. Parmi les pays en dveloppement, ceux qui se dveloppent trs vite peuvent avoir un impact important sur le dveloppement des PMA, a-t-elle fait remarquer. La Prsidente de la Finlande a aussi plaid en faveur du respect du principe du dveloppement durable. tant elle-mme Coprsidente du Groupe dexperts sur la durabilit, MmeHalonen a appel les tats trouver un quilibre entre les trois piliers du dveloppement durable, en mettant un accent particulier sur le dveloppement social. Elle a aussi souhait que lautonomisation des femmes soit srieusement prise en compte, ainsi que le renforcement de la dmocratie, des droits de lhomme, de la bonne gouvernance et de ltat de droit. MmeHalonen a en outre jug essentiel de favoriser un bon accs des produits en provenance des PMA aux marchs. Elle a aussi souhait que les situations particulires auxquelles sont confronts les petits tats insulaires en dveloppement (PEID) et des pays sans littoral soient prises en compte, et que ces pays bnficient dun traitement diffrenci. Il est temps de renouveler notre partenariat pour atteindre les OMD dici 2015, a-t-elle conclu, appelant tous les acteurs du dveloppement satteler cette tche. M. PAKALITHA BETHUEL MOSISILI, Premier Ministre et Ministre de la dfense et de la fonction publique du Lesotho, a dclar que la pertinence du programme daction dIstanbul se mesurera sa capacit de sattaquer aux contraintes qui empchent lradication de la pauvret, la ralisation dune croissance conomique durable et inclusive, celle des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD), et lintgration des PMA dans lconomie mondiale. Faisant le bilan de la mise en uvre du Programme daction de Bruxelles, M. Mosisili a not que les transferts de technologies ne sont pas raliss au niveau souhait par les pays en dveloppement, et que lAPD tait loin davoir atteint le niveau escompt et les objectifs qui lui avaient t fixs. De plus, a-t-il dit, linsuffisance des infrastructures sociales et physiques continue dtre un frein aux prestations de services sociaux dans les PMA. En raison de la faiblesse de la croissance conomique dans la plupart de ces pays, les taux de chmage qui y existent sont abjects, a-t-il regrett. M. Mosisili a, par ailleurs, dit quen termes de coopration au dveloppement, les conomies mergentes ne pouvaient pas remplacer les donateurs traditionnels. La coopration Sud-Sud doit donc venir en appui la coopration Nord-Sud et non prtendre la remplacer. Tout en sattaquant aux contraintes qui se posent au dveloppement en gnral, le programme daction dIstanbul devra reconnatre la diversit des PMA qui ne sont pas tous au mme niveau de dveloppement, a ensuite soulign M.Mosisili. Chaque PMA vit dans des circonstances bien dfinies et a des besoins particuliers, a-t-il ajout. Le Premier Ministre du Lesotho a galement souhait que lAPD soit moins slective et plus prvisible, et il a demand une rvaluation du Cadre intgr pour lassistance technique lie au commerce en faveur des PMA. Notre objectif ultime, a-t-il conclu, est de permettre la gradation de la liste des PMA dau moins 50% des pays qui y figurent, ceci dici la fin de la dcennie qui commence. M. ADOLPHE MUZITO, Premier Ministre de la Rpublique dmocratique du Congo (RDC), a rappel la crise politique de longue dure qui affectait certaines rgions du continent africain, dont celle de la RDC, au moment de ladoption du Programme daction de Bruxelles. Fort heureusement, les armes se sont tues, mme sil en subsiste encore dans la partie orientale de la RDC, zone o perdurent les violences, a-t-il rappel. M. Muzito a cependant indiqu que la mise en uvre des programmes macroconomiques, soutenue par des institutions financires multilatrales, a permis damliorer sensiblement les indicateurs de dveloppement de la RDC qui a connu, en 2002, un retour de la croissance conomique, pour la premire fois en 15ans. En outre, linflation a t rduite et la Rpublique dmocratique du Congo a bnfici du programme dallgement de la dette externe des pays pauvres trs endetts (Programme de lInitiative PPTE), qui a permis lannulation de 80% de la dette extrieure du pays, a prcis le Premier Ministre du Congo en exprimant la reconnaissance de la RDC ses partenaires de dveloppement. Ces rsultats sont cependant insuffisants, a-t-il poursuivi, et il y a encore beaucoup faire notamment pour assurer la dmobilisation danciens combattants, faire retourner chez elles des personnes dplaces et des rfugis, et remplir les obligations constitutionnelles, notamment afin de dcentraliser ladministration. Ce sont les dfis que nous essayons de relever depuis 2003, a-t-il dit. Outre ces dfis, nous devons faire aussi face aux effets des crises mondiales, a ajout le Premier Ministre. Il a aussi expliqu que le processus de dveloppement ne peut tre durable sans la mise en place dun rseau dinfrastructures de base, tout en indiquant que la RDC souffrait de limitations budgtaires. Nous nous sommes rsolus trouver des partenariats et renforcer le rle du secteur priv, a-t-il dit. Nous souhaitons aussi explorer de nouveaux mcanismes financiers, dvelopper de nouvelles sources dnergie et mettre en valeur nos ressources forestires. Le Premier Ministre a aussi parl de limportance du transfert des technologies. Il a salu linitiative de la Turquie qui cherche mettre sur pied des partenariats pour aider un certain nombre de pays africains, notamment la RDC. En plus de leurs rformes internes, les PMA ont besoin dun contexte international propice leur inclusion au sein de lconomie globale, a enfin dclar M. Muzito. Il a aussi plaid pour quau cours des travaux de la Confrence PMA IV, le dbat nvite pas les grands thmes sur lesquels il ny a pas encore de consensus, notamment le Cycle de ngociations commerciales de Doha et ceux portant sur les changements climatiques. Il a expliqu, cet gard, combien lAfrique subit les effets des changements climatiques et a soulign limportance que revt le cadre dadaptation de Cancn pour les pays du continent. M. SERGE RIALUTH VOHOR, Premier Ministre de la Rpublique de Vanuatu, a indiqu que la croissance moyenne de 5,2% qua connue le Vanuatu ces dernires annes ne lui permettait pas de faire face tous les dfis qui se posent lui. Si le tourisme et lagriculture demeurent des secteurs de production importants, il est nanmoins indispensable de diversifier lconomie pour mieux faire face aux chocs externes, a estim le Premier Ministre. Mettant laccent sur le commerce comme moyen de stimuler la croissance conomique, M.Vohor a indiqu que son pays bnficiera dun second Cadre intgr pour lassistance technique lie au commerce en faveur des PMA, qui permettra de renforcer les capacits commerciales du Vanuatu. Il a dit que le dveloppement du commerce permettrait au Vanuatu de renforcer son cadre dinvestissement au niveau du secteur priv, daccrotre les exportations du pays et de promouvoir la cration demplois pour les jeunes. Aprs 16ans de ngociations, a-t-il ajout, Vanuatu vient de conclure ses dmarches daccession lOrganisation mondiale du commerce (OMC). Laccs aux sources de financement du dveloppement reste encore une des principales proccupations pour Vanuatu et les autres PMA, a ensuite ajout M.Vohor. Il a indiqu cet gard que les politiques de microcrdit ont eu un grand succs Vanuatu, o elles ont permis de nombreuses femmes de dvelopper des petites et moyennes entreprises. Le Premier Ministre de Vanuatu a prvenu que la gradation de la liste des PMA serait un grand dfi relever pour Vanuatu et les autres conomies fragiles des PMA. La gradation de tout PMA de la liste actuelle aura une consquence directe sur la vie des gens en termes de perte de revenus, la diminution de lassistance des bailleurs de fonds et dautres formes dassistance financire dont bnficient les PMA. Il est donc indispensable que toute rflexion sur le retrait dun pays de la catgorie des PMA saccompagne dengagements en matire dassistance ce pays afin notamment de lui permettre de parvenir un dveloppement durable, a dit M. Vohor. Il a soulign limportance de la coopration Sud-Sud dans le domaine du renforcement des capacits, du transfert de technologies, de lagriculture, de la gestion des forts, de la pche et du tourisme. En outre, il a rappel que son pays tait lun des plus vulnrables aux catastrophes naturelles en raison de sa situation gographique sur la ceinture de feu et la ceinture cyclonique du Pacifique. Il a jug indispensable que les PMA les plus vulnrables, en particulier les petits tats insulaires en dveloppement, bnficient dune part substantielle des financements internationaux consacrs la lutte contre les changements climatiques. M. WILLY TELAVI, Premier Ministre de Tuvalu, a expliqu quen dpit de ses ressources limites, Tuvalu a fait quelques progrs et a pu respecter certains engagements dfinis dans le Programme daction de Bruxelles en 2001. Les PMA sont par dfinition hautement vulnrables, a-t-il rappel, expliquant les difficults particulires que rencontre Tuvalu et qui sajoutent aux problmes classiques de dveloppement. Il a signal par exemple la grande vulnrabilit de son pays aux chocs conomiques extrieurs, puisque lconomie de Tuvalu dpend normment de laide publique au dveloppement (APD) et que les transferts de fonds des travailleurs migrants ltranger constituent aussi une grande source de revenus pour le pays. Nous devons dautre part importer beaucoup de produits et cela cote trs cher, notamment avec la flambe des prix de lnergie et des denres alimentaires, a indiqu M. Telavi. Le Premier Ministre a galement soulign limpact des changements climatiques qui menacent danantir tous les gains de ces dernires annes Tuvalu. Les efforts mens pour y faire face entrainent une diminution des mesures prendre dans les autres domaines du dveloppement, comme lducation et la sant, a-t-il regrett. De lavis de M. Telavi, il faudrait parvenir prvoir des critres dvaluation de la vulnrabilit qui rendent compte du profil des petits tats insulaires en dveloppement. En outre, les pays dvelopps devraient accrotre progressivement leur APD, a-t-il estim, rappelant que peu de pays avaient respect leur engagement de consacrer 0,7% de leur PNB cette aide. Enfin, le Premier Ministre de Tuvalu a soulign limportance des mesures prendre pour aider les pays en dveloppement faire face aux changements climatiques. Il a souhait quun accord soit trouv, notamment en ce qui concerne une deuxime priode dengagement prendre au titre du Protocole de Kyoto. Le dveloppement durable des PMA dpend dun partenariat fort entre les pays, ce qui devra tre reflt dans le futur programme daction dIstanbul, a-t-il suggr. M.Telavi a en outre soulign limportance de la coopration Sud-Sud. cet gard, il a remerci les Gouvernements de Taiwan et de Cuba pour leurs contributions au dveloppement de son pays. Le futur programme daction dIstanbul devra aussi prendre en compte les dfis spcifiques qui se posent aux PMA, en vitant de leur imposer un modle unique. M. ABDOU RABBU HADI MANSOUR, Vice-Prsident du Ymen, a indiqu que son pays travaillait depuis 1990 au renforcement de sa dmocratie et menait des rformes ambitieuses, malgr les troubles qui svissent dans la rgion de la corne de lAfrique. Malgr les contraintes lies la piraterie en Somalie et dans le golfe dAden, la rvolte arme au nord de son territoire et au terrorisme transfrontalier, le Ymen est parvenu raliser un certain nombre de progrs en matire de dveloppement, a dit M. Hadi Mansour. Il a reconnu limportance des Confrences de donateurs tenues Londres et Paris pour faciliter ces progrs. Parmi les autres difficults rencontres par son pays, il a cit les consquences des catastrophes naturelles, des crises conomique et financire, et les effets de la flambe des prix des matires premires, des denres alimentaires et des carburants. Le Vice-Prsident ymnite a parl de la mise en place dun plan de dveloppement national pour faire face aux dfis externes et internes, attnuer la pauvret et le chmage, attirer les investissements trangers et lever le niveau de vie de la population. Nous avons tabli des mcanismes et cr des lois en vue de faire face la corruption et de promouvoir la bonne gouvernance, a-t-il indiqu. Il a dit que le Ymen tait sur le point dadhrer lOMC. Un des grands dfis relever par le Ymen est celui de la lutte contre la pauvret rurale et de la rduction du fort taux de croissance dmographique que connat le pays, a ajout M.Hadi Mansour. Mettant laccent sur linsuffisance de laide au dveloppement, le Vice-Prsident du Ymen a indiqu que son pays, en tant que PMA, avait besoin de 20 milliards de dollars pour atteindre les OMD dici 2015. En outre, il a souhait que le Ymen puisse bnficier dun traitement prfrentiel au sein de lOMC. Il faut faciliter laccs des PMA au Cadre intgr pour lassistance technique lie au commerce, a-t-il prconis en exhortant les pays dvelopps consacrer 0,2% de leur PIB aux PMA sous forme dAPD, comme cela avait t promis. M. GERVAIS RUFYIKIRI, Deuxime Vice-Prsident du Burundi, a relev que la majorit des PMA se situent en Afrique subsaharienne, alors que cette rgion possde dimmenses richesses, notamment dans ses sous-sols, et que ses ressources hydrographiques, forestires et ses capacits touristiques sont importantes. Le lent dveloppement des pays dAfrique, notamment les PMA, sexplique donc par plusieurs facteurs, comme les conflits politiques, lexploitation immodre et le pillage des ressources du continent, ou encore la destruction de son environnement. Les guerres font reculer le dveloppement des pays de plusieurs annes, a-t-il dplor, expliquant que la guerre civile qui a dur pendant plus de 10 ans dans son pays y a aggrav la pauvret. Aprs la guerre, le Gouvernement burundais sest efforc de consolider la paix et le Burundi est maintenant un pays stable, a indiqu M.Rufyikiri. Le Burundi envoie mme des troupes aux cts dautres forces africaines dans des missions de maintien de la paix en Afrique, sest-il ensuite flicit. M. Rufyikiri a assur que son pays sattle sans relche la promotion de son dveloppement conomique, en investissant dans la promotion des infrastructures, la sant, leau potable et lagriculture. Le taux de scolarisation dans lenseignement primaire avoisine 100% au Burundi, grce aux travaux communautaires qui ont permis de construire des coles. Ces travaux ont aussi permis damliorer laccs des populations leau potable, qui atteint maintenant 70% de la population, ce qui permet desprer que 90% des Burundais disposeront de leau potable dici 2015. Dans le domaine de la sant, le Burundi a fait des progrs grce la gratuit des soins, du suivi des femmes enceintes et des soins aux enfants. M. Rufyikiri a aussi mentionn les efforts mens par son gouvernement pour inclure davantage les femmes dans les prises de dcisions. Le Burundi a ainsi 47% de femmes dans la composition de son Snat et plus de 30% dans celle de son Gouvernement et dans les administrations communales et provinciales, a-t-il prcis. Il a galement indiqu que des rformes des finances publiques et des politiques dinvestissement sont mises en place, avec une politique de tolrance zro contre la corruption conomique et financire. Le Gouvernement sest en outre engag promouvoir le secteur priv et les partenariats public-priv. Par ailleurs, le budget allou lagriculture a augment. Ce secteur emploie plus de 90% de la population, et le Burundi ambitionne de passer de lagriculture de subsistance une agriculture de march, a dit le Vice-Prsident du Burundi. M. MANASSEH MAELANGA, Vice-Premier Ministre des les Salomon, a rappel que le nombre des PMA est pass de 24 en 1971 48 en 2010. Il a souhait que ladoption du programme daction dIstanbul soit loccasion de trouver une nouvelle voie pour le dveloppement des PMA, voie qui reconnatrait les dfis uniques et particuliers qui se posent cette catgorie de pays. Il a souhait que ce programme daction soit orient vers lobtention de rsultats et soit en mesure dintgrer les populations des PMA au sein de la communaut internationale. Le Vice-Premier Ministre des les Salomon sest dit inquiet en raison de labsence de progrs dans les ngociations en cours dans le domaine du commerce, et il a regrett que les engagements en matire dAPD ne soient pas tenus. Il a jug essentiel que les produits des PMA puissent accder, sans droit de douane et sans taxe, aux marchs des pays dvelopps et que les lgislations rgissant le fonctionnement de ces marchs soient rendues plus souples en ce qui concerne limposition et lapplication des rgles d'origine. Il a mis laccent sur la vulnrabilit des PMA face aux chocs extrieurs, dont les changements climatiques, les crises conomique et financire rcentes, laugmentation des prix des denres alimentaires et des carburants. Notant que la frquence et lintensit des catastrophes naturelles na fait quaugmenter ces 10dernires annes, le Vice-Premier Ministre des les Salomon a appuy le projet de cration dun fonds pour faire face linstabilit dont souffrent les PMA du fait des catastrophes naturelles. M. GORDAN JANDROKOVI, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires trangres et de l intgration europenne de la Croatie, a rappel que son pays est pass du statut de pays rcipiendaire de l aide au dveloppement celui de pays donateur dans ce domaine. Dans laide quelle fournit ainsi, la Croatie a intgr les leons quelle a apprises auparavant. Ainsi, a-t-il expliqu, pour tre efficace, laide au dveloppement doit aller de pair avec la promotion du processus dmocratique, lamlioration des institutions tatiques et le renforcement de la responsabilit de ltat. Le pays rcipiendaire de laide doit donc donner la priorit au dveloppement durable, la bonne gouvernance, la dmocratie, ltat de droit et au respect des droits de lhomme, a-t-il affirm. Il ny a pas non plus de dveloppement possible sans la paix, a-t-il soulign, rappelant que son pays fournit des troupes sept oprations de maintien de la paix de lONU, de lUnion europenne et de lOrganisation du Trait de lAtlantique Nord (OTAN). La Croatie continuera augmenter son aide aux PMA au cours des prochaines annes, a annonc M.Jandrokovi, en accordant une attention particulire au domaine de l ducation et celui des soins de sant de base. M.Jandrokovi a aussi estim que la croissance durable ne peut tre ralise que par la mise en Suvre de changements structurels permettant aux PMA de lutter contre la pauvret. Il a donc appel dvelopper les investissements du secteur priv et renforcer limplication de la socit civile dans la promotion du dveloppement durable. M. SALOMON NGUEMA OWONA, Vice-Premier Ministre de la Guine quatoriale, a rappel que ltablissement de la catgorie de PMA sappuyait sur les trois critres suivants: le niveau du revenu par habitant; la faiblesse des ressources humaines, calcule en sappuyant sur des indices de nutrition, de sant et dducation; la vulnrabilit et la faible diversification de lconomie du pays concern. Il a prcis que la Guine quatoriale a pu atteindre lobjectif minimum concernant le revenu annuel par habitant grce sa production de ptrole. Le Vice-Premier Ministre a ensuite mis laccent sur limportance de la rsolution 3/2004, adopte le 3 juin 2004 par lECOSOC, qui souligne la ncessit de mettre en place un processus de transition sans heurt pour soutenir les pays qui sortent de la catgorie des PMA, de faon viter que linterruption des aides et des programmes de dveloppement dont bnficiaient ces pays ne soit pas trop brusque. Il a jug indispensable la mise en place dun programme dassistance des Nations Unies aux pays en cours de gradation pendant la priode de transition. M. HAILEMARIAM DESALEGN, Vice-Premier Ministre de lthiopie, a not que la pauvret extrme qui rgne dans les PMA ne permet pas souvent ces pays de mettre en uvre leur potentiel ou dexploiter les capacits dont ils disposent pourtant. En outre, elle cre une instabilit qui stend gnralement hors des frontires de ces pays, a-t-il remarqu. Il a blm les dsquilibres mondiaux, qui ont contraint les gouvernements de certains PMA prendre des mesures daustrit dans des pays qui connaissaient au dpart une certaine croissance. Le Vice-Premier Ministre a indiqu que les PMA rclament maintenant la mise en place dune nouvelle architecture internationale qui prenne pleinement en compte les problmes des pays en dveloppement. De leur ct, les PMA doivent sapproprier cette nouvelle architecture et le programme commun qui sera agr, a-t-il dit. Il a assur que lthiopie apporterait sa contribution ce nouveau chapitre du dveloppement. M. HCTOR MARCOS TIMERMAN, Ministre des affaires trangres de lArgentine, a rappel que, depuis 1970, les pays dvelopps se sont engags consacrer0,7% de leur PNB laide publique au dveloppement, engagement ritr plusieurs reprises, notamment lors de la Confrence de Monterrey sur le financement du dveloppement, tenue en 2002. Mais, a remarqu le Ministre des affaires trangres argentin, 41ans aprs quil ait t fix, cet objectif na toujours pas t atteint. Il a repris les propos du Secrtaire gnral de lONU, M.Ban Ki-moon, pour rappeler quil ne sagit pas de faire de la charit, mais plutt dinvestir pour les prochaines gnrations en vue de donner une meilleure qualit de vie des tres humains et de crer un monde plus prospre. M. Timeran a rappel que la priorit pour les PMA, durant la Confrence dIstanbul, est dobtenir un plus grand engagement en faveur du soutien leurs processus de dveloppement. Il a par ailleurs raffirm que les pays membres du Groupe des77 et de la Chine continueront plaider en faveur dune rforme substantielle de la gouvernance des institutions financires internationales. Il a aussi soulign les avantages de la coopration Sud-Sud. M.Timeran a espr que seraient trouves, Istanbul, des solutions appropries afin de faciliter la lutte que mnent les PMA contre la pauvret. En Argentine, nous avons men des projets de coopration avec les PMA dAmrique et dAsie dans des domaines stratgiques tels que la gouvernance, les droits de lhomme et le dveloppement durable, a-t-il indiqu. Il a ainsi parl dune initiative mene en Hati pour renforcer la production alimentaire travers le dveloppement de jardins potagers, ainsi que de lassistance technique fournie certains pays dAfrique pour instaurer une zone de paix et de coopration de lAtlantique Sud. M. NIZAR BIN OBAID MADANI, Ministre des affaires trangres de lArabie saoudite, a regrett que le nombre des PMA soit pass de 24 48 entre 1971 et 2011 et que quatre pays seulement aient pu quitter cette catgorie durant cette priode. Il a regrett la tendance accrue au protectionnisme que lon observe dans certains pays, en y fustigeant limposition de barrires tarifaires et non tarifaires. Malgr nos difficults, a-t-il dit, il ne faut pas tomber dans le reflexe de rendre les autres responsables de nos propres insuffisances. Nous devons viter les gaspillages de nos ressources humaines et financires, a-t-il ajout avant dexhorter la communaut internationale honorer ses engagements en matire de rchelonnement ou dannulation de la dette des PMA. Il a prcis que lArabie saoudite avait dj procd lannulation de 6milliards de dollars de dettes auprs des PMA. Il a exhort lOrganisation mondiale du commerce (OMC) adopter des rgles commerciales internationales plus quitables pour mettre fin aux restrictions qui freinent lcoulement des produits des PMA sur les marchs mondiaux. Depuis 30 ans, lArabie saoudite a consacr un total de 100milliards de dollars en prts non recouvrables des programmes dassistance financire dont ont bnfici 90pays dans le monde, a indiqu M.Obaid Madani. Il a ajout que son pays avait accord 1milliard de dollars au Fonds islamique pour la lutte contre la pauvret et 500millions de dollars aux efforts du Programme alimentaire mondial (PAM) en 2008. En tant que membre du G-20, a-t-il ajout, l Arabie saoudite a toujours rejet les politiques protectionnistes. M. SAMUEL }BOGAR, Ministre des affaires trangres de la Slovnie, a expliqu que si la croissance continue tre un des principaux indicateurs du dveloppement, le produit national brut ne peut pas lui seul mesurer le niveau de dveloppement et de justice sociale dun pays. Il faut donc mettre laccent sur le dveloppement humain et veiller lappropriation du dveloppement par les populations, a-t-il estim. Les efforts des PMA doivent tre renforcs par ceux de leurs partenaires de dveloppement, et ceux-ci doivent par consquent augmenter leur aide. La Slovnie va persvrer en ce sens, a-t-il assur. En outre, M.}bogar a soulign l importance de l efficacit de l aide et espr que la confrence qui se tiendra la fin de l anne Busan, en Rpublique de Core, contribuera renforcer la recherche de l efficacit de l assistance au dveloppement. Plaidant en faveur dun renforcement de la cohrence des politiques, le Ministre des affaires trangres slovne a invit la communaut internationale accorder les politiques de dveloppement avec celles rgissant le commerce, lagriculture, les migrations et la lutte contre les changements climatique. La Slovnie accorde aussi un intrt particulier lgalit entre les sexes et lautonomisation des femmes, a-t-il dit. La gestion de leau est en outre une question essentielle, notamment dans le cadre des changements climatiques, a-t-il not. Il a enfin espr que la Confrence dIstanbul apporterait des solutions concrtes et permettrait de mettre en place un vritable partenariat entre les pays dvelopps et les PMA, dune faon coordonne entre tous les acteurs du dveloppement, dont la socit civile et le secteur priv. M. HENRI DE RAINCOURT, Ministre de la coopration de la France, a estim que les rcents soulvements survenus dans les pays arabes dmontraient que la dmocratie na pas besoin dtre prcde par le dveloppement. Il a indiqu que les PMA continuaient daccumuler des fragilits qui rendent difficile la ralisation des OMD. La France est le troisime contributeur daide au dveloppement des PMA avec 2,3 milliards deuros, dont 55% sont consacrs lAfrique subsaharienne o se concentre la majorit des PMA. Il a jug indispensable de prendre en compte les particularits de chaque PMA. Cest dans ce contexte, a-t-il ajout, que la France a pris linitiative dorganiser New York, le 9 mars dernier, un colloque sur les vulnrabilits spcifiques des PMA. Il est indispensable daccorder des ressources aux pays qui sont en difficult en fonction de leurs besoins et non seulement de leurs performances, a-t-il ajout. Si la mondialisation a grandement profit aux secteurs du transport arien et de la finance internationale, a-t-il dit, il est normal de mettre ces secteurs contribution en ce qui concerne laide au dveloppement. Les nouvelles sources innovantes de financement du dveloppement ne doivent en aucun cas remplacer les sources traditionnelles, mais plutt les complter, a ajout le Ministre franais de la coopration. En outre, M. deRaincourt a mis laccent sur les mesures qui sont ncessaires dans le domaine du commerce international, de la scurit alimentaire et de la qualit de laide. Il a souhait que les facilits accordes aux produits des PMA ne se limitent pas lEurope, en prcisant que la France souhaitait que cette question soit incluse dans les ngociations. En outre, il a estim que la flambe des prix des produits agricoles en 2008 dmontrait la ncessit daccrotre la capacit de rsistance des PMA ces chocs. M. SAM KUTESA, Ministre des affaires trangres de lOuganda, a indiqu que son pays a enregistr des progrs dans la voie du dveloppement, ayant atteint une croissance conomique de 7% par an en moyenne. La part de la population ougandaise vivant en dessous du seuil de pauvret est en outre passe de 56% en 1992-1993 24% en 2009-2010, sest flicit M. Kutesa. Lensemble des PMA a cependant besoin de davantage daide, a-t-il dit, relevant les lacunes existant dans la mise en uvre du Programme daction de Bruxelles. Il a souhait que la prsente Confrence PMAIV aboutisse la prise de mesures concrtes dans ce sens. Grce laide des pays dvelopps, les PMA doivent pouvoir renforcer leurs capacits productives, a-t-il ajout. Une intervention urgente est aussi ncessaire pour assurer la scurit alimentaire et le dveloppement social dans ces pays, a-t-il dit. M. Kutesa a galement jug urgent daider les PMA dvelopper leurs infrastructures et moderniser leur secteur agricole. Les pays sans littoral, comme lOuganda, ont besoin de dvelopper leur capacit dexportation, a-t-il aussi indiqu. Il a galement encourag les pays en dveloppement, qui peuvent le faire, aider les PMA. Nous saluons loctroi de prfrences commerciales aux PMA et demandons en outre la suppression de toutes barrires tarifaires qui pourraient tre imposes leurs produits, a-t-il dit. Il a enfin espr que souvrirait une dcennie o le partenariat entre pays en dveloppement et pays dvelopps serait renforc. M. MALAM BACAI SANH, Prsident de la Guine-Bissau, a relev les difficults auxquelles sont toujours confronts beaucoup de PMA, 10 ans aprs ladoption du Programme daction de Bruxelles, les PMA dAfrique subsaharienne ne voient toujours pas de perspectives positives. Il est donc important que la communaut internationale prenne des engagements plus importants leur gard, comme par exemple une augmentation de laide publique au dveloppement, et que la coopration triangulaire soit renforce. En Guine-Bissau, aprs 10ans de conflit politico-militaire qui ont dtruit des vies ainsi que les infrastructures sociales, le pays fait toujours face des crises cycliques, a expliqu M.Sanh. Il a prcis les mesures qui ont t prises par le Gouvernement bissau-guinen pour sortir de cette situation, comme les rformes menes dans les secteurs de la dfense, de la scurit, de la justice et de ladministration publique. En 2010, le pays a atteint le niveau requis pour bnficier de linitiative dallgement de la dette externe des pays pauvres trs endetts (Initiative PPTE) et on attend que le taux de croissance de la Guine-Bissau soit de 4% pour 2011. Le Prsident a indiqu les actions futures mener pour tous les PMA, dans les domaines de la gouvernance, de lenvironnement, de lagriculture, ainsi que pour amliorer la comptitivit des produits de ces pays. Il faut aussi renforcer la coopration Sud-Sud au profit des PMA, a-t-il dit. M. ALPHA COND, Prsident de la Guine, a parl des conditions socioconomiques qui nont cess de se dtriorer en Guine sous leffet conjugu des crises conomique et financire internationales, de la mauvaise gestion des biens publics, ainsi que de la corruption endmique dans les diffrentes sphres de la gouvernance du pays. Il a parl de lindice de pauvret guinen, pass de 49,5% 55,5% entre 2002 et 2010, alors que le taux de mortalit maternelle est pass de 528 980 pour cent mille naissances. En termes rels, le taux de croissance de lconomie guinenne a t de 1,9% en 2010, un niveau insuffisant pour faire reculer la pauvret. Dautre part, le taux dinflation en Guine, de 20% en 2010, a srieusement rod le pouvoir dachat, a dit M.Cond en regrettant aussi la baisse de lAPD et laugmentation croissante des prix des principaux biens dimportation, dont les produits alimentaires et ptroliers. la lumire de ce constat, a dit le Prsident de la Guine, le Gouvernement guinen a mis en place un cadre politique institutionnel et de gouvernance favorable la renaissance de la Guine. Pour y parvenir, la Guine sest engage avec dtermination dans la mise en uvre du programme daction prioritaire adopt en janvier 2010, qui est ax sur le dveloppement rural et la scurit alimentaire, lamlioration rapide des services sociaux de base, lemploi des jeunes, la scurit et la bonne gouvernance conomique et financire. Il a exhort les partenaires de dveloppement, les pays dvelopps et les acteurs de la coopration Sud-Sud apporter la Guine le soutien dont elle a besoin pour mener bien cet ambitieux programme daction. M.Cond a exhort les PMA redoubler defforts pour consolider les acquis en vue de sortir de leur tat de sous-dveloppement. Il a invit la communaut internationale assumer davantage la part qui est la sienne dans ces efforts. Enfin, il a souhait que le programme daction dIstanbul soit raliste, avec des engagements prcis pour toutes les parties prenantes et ltablissement dun mcanisme de suivi clair. Mme MARIE-JOSE JACOBS, Ministre de la coopration au dveloppement et des affaires humanitaires du Luxembourg, a relev les progrs accomplis par certains PMA dans la ralisation des objectifs du Programme daction de Bruxelles, tout en relevant quaucun progrs na t ralis dans 29 de ces pays. La politique de coopration au dveloppement mene par le Luxembourg la conduit augmenter le volume de son APD et se concentrer sur quelques pays. Jespre que nous saurons, Istanbul et en Core, lors de la Confrence sur lefficacit de laide, rester ambitieux dans nos engagements envers les PMA en dpit des pressions exerces par les crises internationales et les changements climatiques, a dclar la Ministre luxembourgeoise en parlant de la collaboration multilatrale. MmeJacobs a aussi rappel que le dveloppement relve de la responsabilit de chaque pays et que la coopration internationale ne peut constituer quun lment complmentaire de cette politique volontariste et jouer un rle de catalyseur. Cette coopration doit en outre tre base sur la confiance entre les pays, a-t-elle ajout. La Ministre a soulign lengagement de son pays soutenir les efforts mens par les PMA pour renforcer la bonne gouvernance et le respect des droits de lhomme. Le commerce constitue par ailleurs un moteur essentiel au dveloppement des PMA, a-t-elle dit. Laide publique au dveloppement (APD) du Luxembourg a atteint en 2010, soit 1,09% du produit national brut luxembourgeois, a-t-elle enfin signal, avant de plaider en faveur de la recherche de nouvelles sources de financement novatrices. M. TAB FASSI FIHRI, Ministre des affaires trangres du Maroc, a regrett que malgr les progrs raliss par les PMA en matire de promotion des liberts, de dmocratie, de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, ces pays demeurent marginaliss au sein de lconomie mondiale. Il a exhort la communaut internationale adopter des objectifs prcis et mesurables pouvant tre atteints grce des ressources adquates. Il a demand aux donateurs de respecter leurs engagements en matire dAPD et dallgement de la dette, en les invitant exploiter limmense potentiel des sources de financement novatrices pour le dveloppement. Il a rappel lengagement pris par les pays industrialiss de garantir que les produits des PMA puissent accder, sans droit douanier et sans taxe, aux marchs des pays dvelopps. Cest la recherche dun nouveau dveloppement humain qui constitue laxe principal de notre coopration, a indiqu le Ministre des affaires trangres du Maroc, en prcisant que les partenariats initis par le Maroc en direction des PMA concernaient la sant, la gestion de leau, lagriculture, la formation professionnelle, laccs lnergie, les transports ou encore les activits minires. Nous souhaitons promouvoir une intgration rgionale et sous-rgionale qui sera de nature attirer plus d investissements, a-t-il encore prcis. Sans tre nafs, a-t-il dit, nous sommes confiants que l esprit humain saura faire preuve de solidarit. M. VUK JEREMI, Ministre des affaires trangres de la Serbie, a souhait que lapport de laide au dveloppement se base sur une coopration authentique avec les PMA, en vitant toute ingrence dans les affaires internes de ces pays. Convaincue que le dveloppement est li la paix et la scurit, la Serbie participe actuellement plusieurs missions de maintien de la paix de lONU, a-t-il dit. Par ailleurs, la Serbie a form des experts de plus de 20PMA dans le domaine de lhydrotechnologie depuis les annes80. En ce qui concerne ladaptation aux changements climatiques, nous sommes prts partager notre exprience avec ces pays, a-t-il assur, parlant de linitiative de Belgrade sur les changements climatiques, lance en 2006 par des scientifiques serbes. Le Ministre serbe a insist sur limportance de sauvegarder la souverainet et lintgrit territoriale des tats Membres de lONU. Il y a trois ans, les autorits ethniques albanaises de notre province Sud du Kosovo et Metohija ont essay de faire scession de la Serbie, ceci en violation pure de la Charte de l ONU, a-t-il indiqu. Nous continuons ne pas reconnatre l indpendance du Kosovo, a conclu M. Jeremi. M. URMAS PAET, Ministre des affaires trangres de l Estonie, a estim que la paix et la scurit, la dmocratie, la bonne gouvernance et les droits de lhomme, y compris lgalit entre les sexes, formaient les piliers dune croissance et dun dveloppement srs et durables, inclusifs et quitables. Il a indiqu que la moiti de laide humanitaire fournie par lEstonie en 2010 tait destine aux PMA et quune grande majorit de cette aide tait consacre aux consquences des catastrophes naturelles, dont le tremblement de terre dHati. Sappuyant sur lexprience de la transition effectue par lEstonie, son propre pays, le Ministre des affaires trangres a mis laccent sur limportance des nouvelles technologies et des solutions innovantes pour acclrer le dveloppement. Laccs rapide aux technologies de linformation et des communications (TIC) a permis aux citoyens estoniens de participer tous les niveaux aux prises de dcisions, damliorer laccs linformation et la transparence de la gouvernance, et nous a offert de nouveaux outils pour lutter contre la corruption et le crime, a dit M.Paet. Il a insist que la paix et la scurit taient un pralable incontournable lavnement de la croissance et du dveloppement. M. THONGLOUN SISOULITH, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires trangres de la Rpublique dmocratique populaire lao, a appel les participants tirer profit des leons apprises au cours des 10dernires annes et poursuivre les efforts dploys en vue de raliser les objectifs du Programme daction de Bruxelles. Tout en reconnaissant la responsabilit premire qui incombe aux PMA en ce qui concerne leur propre dveloppement, les partenaires de ces pays doivent continuer leur fournir une aide et un soutien, notamment en rendant le contexte financier et conomique international plus favorable, a dit M.Sisoulith. Cela permet de rendre les PMA moins vulnrables aux chocs externes, a-t-il fait valoir. En Rpublique dmocratique populaire lao, le PNB a augment en moyenne de 6,3% depuis 2006 et a connu une hausse de 7% cette anne. Il faut cependant que le pays sattle rduire son niveau de mortalit maternelle et infantile ainsi que la menace du paludisme, a-t-il dit. Malgr des mesures prises pour liminer la pauvret et tenter de sortir de la catgorie des PMA, nous avons encore besoin de laide de la communaut internationale pour dvelopper plusieurs de nos secteurs conomiques et mettre en uvre des politiques dans les domaines des ressources humaines, de lducation, de la sant et des infrastructure socioconomiques, a dclar M.Sisoulith . Pour lensemble des PMA, le Ministre laotien a demand aux partenaires au dveloppement de renouveler leurs engagements et de les respecter. M. ABDELAZIZ BELKHADEM, Ministre dtat et Reprsentant personnel du Prsident de lAlgrie, a estim que linsuffisance des rsultats de la mise en uvre du Programme daction de Bruxelles est, dans une large mesure, la consquence dun environnement conomique international dfavorable. la chute drastique des flux daide publique au dveloppement (APD), sajoutent les problmes de la dette extrieure, de la rarfaction des mouvements de capitaux dinvestissements et de la baisse continue des cours des matires premires dont beaucoup de PMA tirent lessentiel de leurs revenus, a-t-il soulign. Le Reprsentant personnel du Prsident de lAlgrie a soulign les efforts colossaux dploys par les PMA dAfrique dans lamlioration de leurs institutions de gouvernance; dans la conduite de leurs rformes conomiques, de leur gestion du secteur public et de la libralisation de leurs cadres commerciaux et financiers. M.Belkhadem a rappel que la proccupation quotidienne des PMA est de tenter de satisfaire les besoins les plus lmentaires de leurs peuples. Il a espr que la Confrence dIstanbul va permettre ses participants de parvenir un consensus sur les moyens de renforcer les capacits productives des PMA et de disposer dun mcanisme dvaluation systmatique et cohrente des actions menes. Il est indispensable de renforcer lappui international aux PMA par le recours lAPD, aux investissements trangers directs (IED), la gnralisation de lallgement de la dette de tous les PMA et une assistance financire cible, a encore insist le Ministre dtat et Reprsentant personnel du Prsident de lAlgrie. Mme MAITHA SALEM ALSHAMSI, Ministre dtat des mirats arabes unis, a appel la communaut internationale relever le dfi de la mise en uvre des engagements pris en faveur des PMA, notamment en instaurant un mcanisme de suivi dont feraient partie tous les tats Membres de lONU. Les efforts de la communaut internationale doivent en outre tre axs sur le dveloppement humain, a-t-elle demand. Les PMA prsentent dnormes possibilits dinvestissement et disposent de ressources naturelles importantes, a soulign MmeAlshamsi, signalant que les mirats arabes unis ont accord des prts et des aides financires de nombreux PMA. Depuis la fondation du pays en 1971, le Gouvernement des mirats arabes unis ainsi que des organismes humanitaires miriens ont tenu prter main forte aux PMA, a-t-elle expliqu. Elle a prcis que 133milliards de dirhams des mirats sont consacrs cette aide et que le secteur priv semploie aussi aider les PMA dans le dveloppement de leurs infrastructures ariennes et de transports. Les mirats arabes unis honorent galement leur engagement en termes dattnuation des effets des changements climatiques, a-t-elle ajout, indiquant cet gard que lAgence internationale pour les nergies renouvelables (IRENA) a son sige Abu Dhabi. M. NOR MOHAMED YAKCOP, Ministre charg du Service de la planification conomique au sein du Cabinet du Premier Ministre de la Malaisie, a soulign limportance de la coopration Sud-Sud. Cest sur la base des besoins des PMA en matire de dveloppement que la coopration internationale doit tre faonne, a-t-il dit en prenant pour exemple lassistance technique et la mise en partage des savoirs et des expriences que la Malaisie offre aux PMA en matire de sant, dducation, ou encore en ce qui concerne la rforme du secteur public. Il a indiqu que la Malaisie a envoy des experts auprs des PMA pour que ces pays profitent de son exprience dans le domaine de la planification conomique, de la promotion de lagriculture, du secteur bancaire et de la finance. Nous sommes convaincus, a-t-il ajout, de limportance de la coopration triangulaire. M. Mohamed Yakcop a invit les pays dvelopps prendre en charge la participation dexperts des PMA des cours de formation organiss dans des pays tiers. Il a souhait quune aide technique soit affecte la Malaisie dans ce sens, conformment aux principes de la Dclaration de Paris sur lefficacit de laide au dveloppement. Il a mis laccent sur laide que peuvent apporter les pays mergents aux PMA, compte tenu de leurs expriences. Il a invit les dlgations participer la Confrence internationale sur les partenariats intelligents qui se tiendra en Malaisie, du 19 au 21juin 2011. M. ARMANDO INROGA, Ministre de lindustrie et du commerce du Mozambique, a souhait que le futur programme daction dIstanbul, en promouvant les investissements dans diffrents secteurs des PMA, permette damliorer les capacits productives de ces pays, afin de leur permettre de parvenir une croissance conomique durable. Il faudra aussi prvoir une assistance pour le dveloppement des technologies et ladaptation aux changements climatiques. Nous aimerions aussi ritrer lappel que nous avons lanc aux partenaires de dveloppement pour quils renouvellent leur engagement en faveur de la promotion du dveloppement des PMA, a dit le Ministre mozambicain. Il a soulign limportance des investissements trangers directs et dun accs accru aux marchs pour les produits des PMA, afin de permettre ces pays de parvenir la ralisation des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement. M.Inroga a aussi estim que la coopration Sud-Sud doit aller plus loin et jouer un rle plus actif dans lapport dune aide aux PMA. Le Mozambique a accompli des progrs importants dans la lutte contre la pauvret, a-t-il dit, expliquant notamment que le Gouvernement mozambicain a redoubl defforts pour promouvoir un secteur public plus efficace. Il a aussi labor une stratgie visant amliorer lusage des technologies modernes de la communication. Le Mozambique a en outre particip la coopration rgionale, dans les domaines de leau, de lnergie et des infrastructures de transport routier, a dit M.Armando Inroga. Il a enfin lanc un appel pour que les ngociations commerciales du Cycle de Doha soient rapidement conclues. M. JOS BADIA, Conseiller du Gouvernement pour les affaires extrieures de la Principaut de Monaco, a rappel combien les PMA taient prisonniers dun cercle vicieux, notamment en raison de linsuffisance des flux de lAPD et dIED. Si le terme moins avanc頻 correspond une ralit conomique, cette dnomination est nanmoins une contrevrit au regard des ressources humaines et naturelles dont disposent ces pays, a estim le Conseiller du Gouvernement de Monaco pour les affaires extrieures, avant de souligner que les PMA sont des pays trs avancs par leur capacit rebondir. Il a indiqu que Monaco participera cette anne une runion des pays qui font le plus preuve de solidarit avec le reste du monde, puisque la Principaut de Monaco est entre dans le cercle restreint des pays qui accordent 0,7% de leur PNB lAPD. Il a prcis que Monaco a multipli son aide par7 en 10ans, ce qui reprsente une augmentation de 25% par an. Il a prcis que 75% de lAPD mongasque tait destin aux PMA et que 100% de cette aide tait octroye sous forme de dons et non de prts. Ce qui hier tait seulement ncessaire est devenu aujourdhui totalement indispensable, a encore dit le reprsentant de Monaco, aprs avoir exhort les autres pays dvelopps respecter leurs engagements. Mme ANA ALFONSO DIAS LOURENCO, Ministre du plan de lAngola, a dit attendre beaucoup de la Confrence dIstanbul, notamment en ce qui concerne lappui au financement du dveloppement. Elle a souhait en particulier que laide de la communaut internationale permette aux PMA de diversifier leurs conomies et de faire face aux problmes qui se posent eux dans ce domaine. Elle a constat par exemple que le secteur minier na pas cr les richesses quil aurait d normalement gnrer. Faisant partie des PMA, lAngola a connu une longue priode de guerre, qui sest acheve en 2002, et qui a t suivie dune priode de rconciliation nationale et de conduite de rformes visant mettre sur pied un processus dmocratique et un cadre constitutionnel, a rappel MmeDias Lourenco. Dans la mise en uvre de son processus de dveloppement, lAngola compte sur la coopration bilatrale et multilatrale, a-t-elle dit, assurant que le Gouvernement angolais semploie amliorer les conditions de vie de la population du pays. Nous esprons maintenir une bonne croissance, a-t-elle aussi indiqu, tout en prcisant que le taux de croissance de lAngola, qui tait de 2,4% en 2009, devrait atteindre 7,6% en 2001. La Ministre du plan de lAngola a recens les secteurs sur lesquels le Gouvernement concentre ses efforts, comme la scurit alimentaire, le dveloppement rural, le dminage, la sant, lducation, lemploi, la rintgration sociale ou encore la lutte contre la pandmie de VIH/sida. Dans le secteur de la sant, des infrastructures ont t construites, mais le taux de mortalit infantile, sil diminue, reste encore lev, a-t-elle regrett. M. YASIN HUSBAN, Ministre de la sant de la Jordanie, a regrett que la situation des PMA continue de se dtriorer en raison de la persistance de la crise financire internationale et de linsuffisance des moyens qui leur sont accords par la communaut internationale. Il a not quen raison des crises rcentes, les progrs modestes raliss par les PMA au cours de ces dernires annes ont t rduits nant ou sont menacs de ltre. Lanalyse des rsultats de la mise en uvre du Programme daction de Bruxelles nous permet de mesurer le chemin quil nous reste parcourir, a ajout M.Husban. Le succs du futur programme daction dIstanbul ne dpendra pas des seuls PMA, et leurs initiatives devront bnficier de programmes de soutien et dun appui continu des partenaires de dveloppement, dont le respect des engagements quils ont pris en matire dAPD. M. MADICK NIANG, Ministre des affaires trangres du Sngal, a estim que le mal qui gangrne les PMA se situe aujourdhui dans la flambe sans prcdent des prix des denres alimentaires et des produits ptroliers, la dgradation continue de lenvironnement, les transactions spculatives qui se font au dtriment de linvestissement dans lconomie relle et les nombreuses entraves au commerce international, notamment les subventions abusives lagriculture pratiques par les pays dvelopps. M.Niang a estim que les menaces les plus srieuses sont lies au pouvoir politique, son acquisition, sa gestion, sa transmission, mais aussi la rpartition des richesses. Les gouvernances politiques et conomiques, a-t-il ajout, restent donc des lments importants dans la prvention des conflits. Le Ministre des affaires trangres du Sngal a prcis que la mise en uvre du Programme daction de Bruxelles sest traduite au Sngal par la promotion de la bonne gouvernance et lapprofondissement de la dcentralisation. Elle sest galement traduite par le renforcement de la libralisation du commerce et de la consolidation du secteur priv, avec notamment la rvision du Code des investissements et ladoption dun cadre lgislatif propice aux partenariats public-priv. M. Niang a mis en exergue les initiatives prises par le Sngal pour la priode 2010-2015, qui sont bases notamment sur une stratgie nationale de dveloppement conomique et social pour favoriser la ralisation des OMD. Parmi les propositions de son pays, le Ministre des affaires trangres du Sngal a demand la cration dun fonds mondial pour financer les objectifs de dveloppement des PMA. Si nous restons convaincus que les PMA ont eux-mmes la responsabilit dlaborer et mettre en uvre les programmes ncessaires leur dcollage conomique, a dit M.Niang, nous savons aussi que lappui des pays riches et le respect des engagements contenus dans les diffrents cadres de partenariat seront essentiels pour lever les obstacles au dveloppement qui se posent aux PMA. M. ARTHUR PETER MUTHARIKA, Ministre de lducation, de la science et de la technologie du Malawi, a rappel que le Programme daction de Bruxelles tait le tout premier programme tre orient de manire complte vers la rduction de la pauvret, ceci pour spcifiquement rpondre aux besoins des PMA. Le Malawi a pu augmenter son taux de croissance conomique, amliorer sa scurit alimentaire et rduire son niveau de pauvret, a dit M.Mutharika, sans pour autant nier les dfis que son pays doit encore relever pour faire face notamment la hausse des cours du ptrole, aux changements climatiques et aux effets de des crises conomique et financire. Bien que beaucoup de PMA aient des ressources naturelles importantes, ils souffrent de linsuffisance de leurs ressources financires, a-t-il ajout, tout en esprant que la Confrence dIstanbul permettrait aux engagements pris par les partenaires de dveloppement dans ce domaine de se concrtiser. Il faut aussi que le futur programme daction dIstanbul prvoit des politiques et des stratgies concrtes permettant de rgler les problmes de la pauvret et du chmage, a dit le Ministre. Le programme daction dIstanbul devra, en outre, jeter les bases permettant de conclure avec succs les ngociations commerciales du Cycle de Doha, a-t-il prconis. Le Ministre a aussi souhait que les pays dvelopps financent les mesures dadaptation aux changements climatiques devant tre prises par les PMA. Il a enfin plaid en faveur de lappropriation nationale de la mise en uvre du Programme daction de Bruxelles et du prochain programme dIstanbul, travers ladoption de plans nationaux. M. SPYROS KOUVELIS, Vice-Ministre des affaires trangres de la Grce, a expliqu que son pays met laccent sur la rduction de la pauvret et de la faim dans les PMA, ainsi que sur lamlioration des soins de sant donns aux mres et aux enfants. Nous promouvons aussi une bonne gouvernance dans ces pays, a-t-il dit. Il a soulign que des efforts supplmentaires seront ncessaires pour raliser les Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD) dans les PMA, et notamment pour faire face aux effets des changements climatiques. La Grce a dailleurs financ des programmes dadaptation ces changements dans les PMA, a-t-il indiqu. Dans ce cadre, nous avons sign des mmorandums daccords avec plusieurs pays, mmorandums qui constituent ainsi le type de mcanismes prvus Copenhague. Dans le domaine du commerce, M.Kouvelis a indiqu que lUnion europenne appuie les PMA en facilitant les exportations de leurs produits vers les marchs europens. Il a par ailleurs appel les pays dvelopps mener une action coordonne pour permettre aux PMA de faire face la hausse des prix des produits dalimentation, et pour que leur productivit agricole samliore dans un cadre de production plus vert. Pour financer des projets de dveloppement agricole, la Grce a allou 21millions deuros des pays situs notamment dans la corne de lAfrique, a-t-il ajout. Enfin, le Vice-Ministre a rappel combien les conflits et le manque de scurit sapent les efforts de dveloppement. M. DONALD STEINBERG, Administrateur adjoint de lAgence des tats-Unis pour le dveloppement international (USAID), a indiqu que lAPD amricaine destination des PMA a atteint 8 milliards de dollars pour les PMA dAfrique subsaharienne en 2009. LAPD amricaine au bnfice de tous les PMA tait de 9milliards de dollars en 2010. M. Steinberg a indiqu que le Prsident Barack Obama a mis en place une nouvelle approche gouvernementale dassistance visant engager les tats-Unis dans le processus de dveloppement des pays quils assistent. Il a, cet gard, cit linitiative amricaine pour la sant mondiale. Il a mis laccent sur linitiative amricaine visant aider les PMA sadapter au rchauffement de la plante et attnuer les effets des changements climatiques. M. Steinberg a rappel quaucune initiative de dveloppement ne peut russir sans prendre en compte la valeur ajoute que constitue limplication des femmes dans le processus. Nous aidons les PMA gnrer leurs propres ressources fiscales, a encore dit le reprsentant de lUSAID, avant de rappeler que lobjectif de son gouvernement est de crer une situation conomique qui permettra que laide au dveloppement soit progressivement remplace par les moyens des collectivits locales et par les ressources prives locales. M. GREG MORTON, du Haut-Commissariat aux droits de lhomme, a expliqu que le dveloppement dun pays se mesure son niveau de respect des droits de lhomme. Le dveloppement durable, cest vivre labri de la peur ,-./67@ACNO2 3 7 8 A ҳ҅q`qNq`q`q#hCzh5CJ^JaJmH sH  hCz5>*CJ^JaJmH sH &hCzh5>*CJ^JaJmH sH hh2>*^JaJmH sH h!hky^JaJmH sH h!h4>^JaJmH sH h!h=^JaJmH sH h!h$jH*^JaJmH sH h!h^JaJmH sH h!hH*^JaJmH sH h!h$j^JaJmH sH .MNO3 _ ` { | `gdCz`gdgd$a$gd $dha$gd gd2 gd @gd+QQQA B ( + W Z ~ 5 C k l HK 4Sst%'UVOP;̱̖̊̊̊̊̊̊̊̊̊̊̊̊̊hh^JaJhCz^JaJmH sH h0C^JaJmH sH hh^JaJmH sH hh^JaJmH sH h^JaJmH sH hh^JaJmH sH &hCzh5>*CJ^JaJmH sH  hCz5>*CJ^JaJmH sH .;>QR  ,0-:=>?EFaiIJ夙{hh`^JaJmH sH h0Ch^JaJmH sH h0Ch^JaJhh^JaJh!h0C^JaJmH sH hhCz^JaJmH sH h0C^JaJmH sH hCz^JaJmH sH hh^JaJmH sH h^JaJmH sH ++,GHIJKLMNP!!&&++//h5gd=`gd=]gdgd`gdCzJNOPVWbcqeVFV7Vh!hG.n^JaJmH sH h!hp>*^JaJmH sH h!h=^JaJmH sH h0C^JaJmH sH h!hh^JaJmH sH h!h`5^JaJmH sH h!hh5^JaJmH sH h!h[ M^JaJmH sH "h!hii56^JaJmH sH "h!h[ M56^JaJmH sH h!hjN^JaJmH sH h!h^JaJmH sH h!h`^JaJmH sH y } !!!!!!""3"4"7&A&''N(P([(\(g(h((((())))))))))))))))G*I*R+S+++h!h=>*^JaJmH sH h!h?cz^JaJmH sH h!hpJq^JaJmH sH h!h[{'^JaJmH sH h!hG.n^JaJmH sH h0C^JaJmH sH h!h=^JaJmH sH h!hp^JaJmH sH 1++++,,,,--!-*-b-c-----..6/E/J1X11111112222^3_3r3v333J4Q4 5 5i5l5~5Ĵwh!h4^JaJmH sH h!hG.n^JaJmH sH h!hpJq^JaJmH sH h!h=>*^JaJmH sH h!hp>*^JaJmH sH h!h*^JaJmH sH h!hp^JaJmH sH h!h=^JaJmH sH h!hMF^JaJmH sH .h5i599==kClCIINNSSXXM]O]``eei`gd% gd`gd`gdZgdZgd4`gd4`gd=~5555===>>AA IIIIKIJJKKbKcKKKfLoLLLLLMMOOOO R RSSSufh!hMF^JaJmH sH h!hR_L^JaJmH sH h!h*^JaJmH sH h!h(^JaJmH sH h!h?cz^JaJmH sH h!hZ>*^JaJmH sH h!hZ^JaJmH sH h!h4>*^JaJmH sH h!h4^JaJmH sH h!h*\^JaJmH sH (SSSSSSSOWSW[[M]N]l]]6c7ceeeoooppp0vFvJvw||||~~~ ӴӴӨӴәzjjjzh!h% \^JaJmH sH h!h?cz^JaJmH sH h!h% >*^JaJmH sH h!h% ^JaJmH sH h^JaJmH sH h!hL^JaJmH sH h!h>*^JaJmH sH h!h^JaJmH sH h!hZ^JaJmH sH h!h(^JaJmH sH &iioovv~~12Z\fg`gd(gd.x`gd.x`gd?cz`gdV 7$8$H$`gdgd?cz`gdZ`gd% 5X /|}ڇۇ125KMvĴĥwhYJwh!hu^JaJmH sH h!h/^JaJmH sH h!hY<^JaJmH sH h!h.x>*^JaJmH sH h!h$ ^JaJmH sH h!h.x^JaJmH sH h!h?cz^JaJmH sH h!hV>*^JaJmH sH h!hV^JaJmH sH h!hL^JaJmH sH h!h^JaJmH sH h!hYhS^JaJmH sH vǓZ\bp|ޕP\fg~GH¤ѤⵦĖwk_Ph!h;`6^JaJmH sH h^JaJmH sH h^JaJmH sH h!h|V^JaJmH sH h!h(>*^JaJmH sH h!h/\^JaJmH sH h!h(^JaJmH sH h!h^JaJmH sH h!h/^JaJmH sH h!huU^JaJmH sH h!h.x^JaJmH sH h!hV|^JaJmH sH ¤ǪȪ,.øĸ^_@B `gdV|`gd3w`gd;c`gdY<`gd&K`gd;`6`gd?czѤ^_tuǪȪު,-øĸܸ2/೤vfWKfh^JaJmH sH h!h3w^JaJmH sH h!hY<>*^JaJmH sH h!h ^JaJmH sH h!hY<^JaJmH sH h!h&K>*^JaJmH sH h!h&K^JaJmH sH h!h^JaJmH sH h!hV|^JaJmH sH h!hL^JaJmH sH h!h;`6^JaJmH sH h!h;`6>*^JaJmH sH /04]/0'%&12_`ⵥĵĵĵĵh!h3w^JaJmH sH h!h&K^JaJmH sH h!h;c>*^JaJmH sH h!h;c^JaJmH sH h!h2^JaJmH sH h!he^JaJmH sH h!hY<^JaJmH sH h!h@>k^JaJmH sH /:<B`TWӴwk\Lh!h3H>*^JaJmH sH h!h3H^JaJmH sH h^JaJmH sH h!hjN^JaJmH sH h!hd|^JaJmH sH h!hV|>*^JaJmH sH h!hV|^JaJmH sH h!h&K^JaJmH sH h!h3w>*^JaJmH sH h!h3w^JaJmH sH h!h;c^JaJmH sH h!hu^JaJmH sH JKijTUz{ `gd%`gd1`gd_`gdUL<`gd `gdP4Q`gdMF`gd3H`gd;`6IdU^129?D/0RSlmsвuufuuuuh!ha- ^JaJmH sH h!he^JaJmH sH h!hMF>*^JaJmH sH h!hMF^JaJmH sH h!hP4Q^JaJmH sH h!h&K^JaJmH sH h!h0^JaJmH sH h!h3H^JaJmH sH h!h3H>*^JaJmH sH h!h0>*^JaJmH sH (su+JKXZĴĥĥĥ▆vgXHh!hUL<>*^JaJmH sH h!hUL<^JaJmH sH h!h$ ^JaJmH sH h!h >*^JaJmH sH hh >*^JaJmH sH hh ^JaJmH sH h!h ^JaJmH sH h!hP4Q>*^JaJmH sH h!hP4Q^JaJmH sH h!h`^JaJmH sH h!hMF^JaJmH sH h!he^JaJmH sH ijTU^_gGHMNhi{|z{³”uuuiuuuuuYh!h%>*^JaJmH sH hCz^JaJmH sH h!h%^JaJmH sH h!h1>*^JaJmH sH h!h1^JaJmH sH h!h_>*^JaJmH sH h!h_^JaJmH sH h!hDW^JaJmH sH h!hMF^JaJmH sH h!hUL<^JaJmH sH h!h$ >*^JaJmH sH "     A    DEGHRST  ALQQ֨ywhh!h`^JaJmH sH Uh!h!>*^JaJmH sH h!h!^JaJmH sH h!h.l>*^JaJmH sH h!h.l^JaJmH sH h!h ^JaJmH sH h!h%>*^JaJmH sH h!hDW^JaJmH sH hCz^JaJmH sH h!h%^JaJmH sH (  QQQQ+Q-Q.Q0Q1Q3Q4Q6Q7Q[QhQ  !t"gd@ T  !t"gd@ T$a$gdN@n`gd!`gd.l`gd%`gd;`6et du besoin, a-t-il rappel, invitant la communaut internationale ne pas se contenter damliorer la seule croissance conomique. Se concentrer sur les droits de lhomme implique entre autres de respecter lautodtermination, de favoriser le dsarmement, de faire face au racisme et la xnophobie, et aussi, de faire face aux changements climatiques. Toute entrave au dveloppement est une entrave aux droits de lhomme et vice-versa, a-t-il affirm. Le reprsentant du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de lhomme (HCDH) a invit les participants la Confrence faire du droit au dveloppement une ralit pour tous. Le Haut-Commissariat continue militer pour que le dveloppement prenne en compte les droits de lhomme, a indiqu M. Morton, expliquant que le Haut-Commissariat aide des dizaines de PMA renforcer leurs capacits pour mieux respecter les droits civils et politiques de leurs populations. Nous travaillons galement avec ces pays pour leur permettre de participer lexamen priodique universel (EPU) du Conseil des droits de lhomme, a dit M.Morton. Il a enfin prcis que 47 PMA ont sign le Pacte international relatif aux droits conomiques, sociaux et culturels, tandis que 40 ont sign le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. * *** *     -  PAGE 18 - PMA/ISTANBUL/DPI/4 10 mai 2011 ( suivre)  ( suivre)   EMBED Word.Picture.8  Q*Q+Q,Q.Q/Q1Q2Q4Q5Q7Q:Q;QAQBQDQEQHQYQZQiQvQwQQQQQQQQQQƵsh֪`jhUh~9NhB*phjh @hB*Uph1jh @hB*CJ UaJ mHnHph]]]ujhUmHnHuh h^Hhh=D0JmHnHu h0Jjh0JU haJ4h7jh7Uh!h`^JaJmH sH h!hN@n^JaJmH sH hQiQjQuQvQxQyQzQ{Q|Q}Q~QQQQQQQQQQgd`  !gd: $ !a$gd @ @gd  @gd_2gdC. $ !a$gdl/  !gd  !gd`QQQQQQQοh!h`^JaJmH sH hhjhUjhU1jbQ hOJQJUVaJmH nHsH tHQQQQQQ$a$gdN@ngd`9 0&P 1h:p~9N. 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